Une pétition lancée pour réclamer 25 % de bio à la cantine

Le collectif « la cantine bio c’est possible » est soutenu par les APE (association de parents d’élèves) d’au moins une douzaine d’écoles, réparties dans la plupart des quartiers. Juste avant les « grandes vacances », ses membres avaient organisé une réunion d’information. Surtout, ils ont obtenu l’entrevue avec des représentants de la municipalité qu’ils sollicitaient depuis plusieurs semaines. Quatre parents ont finalement été reçus le 7 juillet par Grégory Paris, conseiller délégué à la cantine scolaire, et Sylvain Estager, adjoint en charge des finances et de la commande publique.

Les parents ont obtenu des réponses plus ou moins précises sur certains points, coût du repas, part actuelle du bio, part des produits locaux, etc…

Mais ce jour-là, ils n’ont pas entendu d’engagements précis sur la part de bio que la municipalité comptait proposer dans les assiettes des écoliers, à partir de mai prochain. Les deux élus se sont en revanche engagés à leur envoyer l’appel d’offres (consultable sur le site de la Ville). Or, ce qui y est noté n’enchante pas le collectif. «  On y parle toujours d’une offre de base de 5 %, mais le taux de 25 % n’est proposé que comme une option  », se désole un parent. Globalement, «  les représentants de la mairie n’ont pas répondu à nos interrogations et à nos inquiétudes », déclare Agathe Sprimont, membre du collectif. Cette maman d’élève pense notamment à des chiffres sur le coût du personnel et celui des matières premières, des variables sur lesquelles une collectivité peut jouer pour son offre de restauration. «  Si on nous les avait donnés, nous aurions pu travailler avec la municipalité en partant de ce qui se fait ailleurs  », précise cette maman, qui insiste sur la démarche du collectif. Il se voulait avant tout constructif…

Déçu mais pas résigné, le groupe lance donc une pétition sur change.org, avant peut-être d’autres actions, comme un repas bio devant l’hôtel de ville.

Aujourd’hui

5 % de produits bio servis dans les cantines. C’est Api Restauration qui détient le marché.

Et demain ?

La municipalité va choisir un prestataire pour la période allant de mai 2017 à avril 2021. L’appel d’offres qui court jusqu’à la la fin du mois évoque « trois solutions »:

– offre de base : 5 % de bio

La part du bio doit représenter 5 % du total annuel des éléments proposés. Ce nombre d’éléments doit être servi pour moitié entre les fruits et légumes d’une part et les produits laitiers d’autre part. Pour les fruits et légumes, entre le 1er avril et le 31 octobre. Pour les produits laitiers, tout au long de l’année.

– option 1 : 10 %de bio

5 % en fruits et légumes entre avril et octobre, 5 % en produits laitiers.

– option 2 : 25 % de bio

Pour moitié entre les fruits/légumes et les produits laitiers tout au long de l’année.

L’équitable, aussi

La municipalité souhaite aussi que le sucre et le riz soient issus du commerce équitable. C’est déjà le cas aujourd’hui.

Combien ça coûte  ?

La Ville a prévu de dépenser pour la restauration scolaire entre 1, 3 et 1, 8 millions d’euros TTC par an. Elle s’est associée au CCAS qui paie la facture pour la restauration dans les maisons de retraite. Le centre communal d’actions sociales a prévu des dépenses entre 500 et 850 000 € par an. Soit un montant total maximum de 10, 6 millions d’euros sur 4 ans. L’appel d’offres est européen.

Lors du dernier conseil municipal, Gérard Caudron a eu cette phrase (ou à peu près celle-là) à propos du bio  : «  Le bio d’accord, mais s’il faut le faire venir en avion…  » La Ville veut privilégier les produits bio de saison.

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