Paris : les cantines du XIe font appel aux producteurs bio de l’Yonne

Les élèves du XIe sont partis en vacances bien méritées vendredi. Mais à la mairie d’arrondissement, on travaille pour améliorer leurs repas dès la rentrée. Grâce à un partenariat inédit qui vient d’être noué, les produits d’une quinzaine d’agriculteurs installés dans la vallée de la Vanne (Aube et Yonne), à 150 km de la capitale, se retrouveront dans leurs assiettes. Leur point commun : ils cultivent en bio des champs situés au-dessus d’un point de captage d’Eau de Paris et sont donc soutenus par l’opérateur public soucieux de limiter les infiltrations de produits chimiques.

« L’objectif, c’est de boucler la boucle, résume François Vauglin, maire (PS) du XIe et également vice-président d’Eau de Paris. Grâce à ces agriculteurs, on a de l’eau moins traitée au robinet. Maintenant, on veut faire profiter les petits Parisiens de leurs bons produits ». Des lentilles vertes, des pois chiches, de l’huile de tournesol et de cameline et à terme des fruits et légumes seront donc livrés, d’abord en quantité limitée, à la caisse des écoles du XIe dès septembre.

Agriculteur à Arces-Dilo (Yonne) où il cultive 160 ha, Christophe Dupuis est ravi de cette expérimentation qui lui ouvre de nouveaux débouchés. « Ça nous offre une belle perspective à moyen terme : c’est encourageant pour nous qui voulons développer les circuits courts » salue le trentenaire. Dans la vallée de la Vanne, sur l’aire de captage d’Eau de Paris, la part des cultures labellisées agriculture biologique est passée de 1 % en 2008 à 11 % l’an dernier. « Et d’autres agriculteurs sont prêts à sauter le pas : on sent qu’une dynamique s’est enclenchée » se félicite Christophe Dupuis.

D’autant qu’avec 9 400 repas par jour servis dans le XIe, actuellement bio à 35 %, ce nouveau marché est loin d’être négligeable. « L’objectif fixé par l’Hôtel de Ville est de passer à une proportion de 50 % de bio en 2020 mais aujourd’hui, l’un des freins est la capacité de la filière à suivre, souligne François Vauglin. Ce test va donc nous aider à accélérer le processus. C’est une première à Paris. » Pour l’élu, « tout le monde va être content : les élus, les agriculteurs et les parents ». Il ne reste plus qu’à convaincre les enfants de manger des lentilles…

Source :   leparisien.fr

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