Extrait du journal N°2016-04 de Guinée Solidarité

Impression générale sur le pays

La population et les autorités sont toujours très accueillantes, de bonne humeur et bienveillantes pour les étrangers en général. Les français ont l’avantage énorme de la langue pour communiquer et apprécier l’humour des guinéens. Aucune tracasserie administrative et pratiquement aucune tentative d’arnaque de la part des policiers, douaniers, etc. En revanche, nous avons été très choqués par la dégradation de la capitale : voiries défoncées, pollutions, ordures non ramassées, invasion de sacs en plastique, absence de transports en commun, tous se pressent pour monter dans les taxis et minibus. Les carrefours sont bloqués et les trop rares policiers semblent dépassés.

Dans les embouteillages une foule de jeunes proposes des produits divers de la vie courante : mouchoirs en papier, brosses à dents, nourriture ou « eau bien glacée ». Pour sortir de Conakry il faut compter au minimum 1h30.

L’axe routier principal du pays, Conakry-Kankan, est dans un état déplorable. Nous mettons 7 heures pour faire 280 km à cause des trous et nids de poule dans l’asphalte : malgré l’adresse des chauffeurs les véhicules souffrent. C’est dangereux et stressant.

Toujours des problèmes d’électricité

Le barrage de Kaléta réalisé sur le Konkouré est vite devenu insuffisant et les infrastructures ne sont pas encore à la hauteur. La société française Véolia travaille sur la distribution et la pose de compteurs.

Le grand barrage de Souapiti sur le Konkouré est construit par des entreprises chinoises. On parle de commencer à le remplir dès 2018. Il sera réduit par rapport au projet initial. Une étude d’impact du barrage sur les populations est en cours : dix mille personnes devront être déplacées à l’amont du site hydraulique, dans une région proche de FRIA. Les populations déplacées trouveront-elles des terres cultivables sur les terrains en pente latéritiques ?

Philippe Corduant, Président de Guinée Solidarité