Cantine bio

Nanterre lance la chasse au gaspillage dans les cantines scolaires

La chasse est ouverte à Nanterre. Dans le viseur de la ville : le gaspillage alimentaire observé dans les cantines des écoles et des centres de loisirs. Selon une étude réalisée au printemps dernier dans trois établissements, plus de 89 t de nourriture finiraient chaque année au fond de la poubelle. Conséquence : dès la rentrée des vacances de février, les menus des cantines scolaires de Nanterre comprendront quatre et non plus cinq composantes. Soit entrée, plat, garniture, et, désormais, soit laitage, soit dessert. Et non plus les deux.

« C’est en instaurant des visites régulières dans les cantines que nous avons fait le constat de cet énorme gâchis, relève Rossana Morain, adjointe au maire en charge de la petite enfance, de la restauration et des services communaux. On s’est alors dit qu’il était temps d’agir pour mettre un terme à cette gabegie insupportable. »

« On s’est aperçu que 90 g par repas et par enfant étaient jetés »

Une étude est alors menée, entre mai et juin, auprès de 1 066 convives dans trois écoles tests (Jules-Ferry, Henri-Wallon et France-Bloch). « Au terme de cette étude, on s’est aperçu que 90 g par repas et par enfant étaient jetés. Rapportés aux 32 cantines de la ville et aux 9 400 repas quotidiens élaborés par la cuisine centrale, ces déchets résiduels finissent par représenter une quantité impressionnante de déchets alimentaires. »

Jusqu’alors, chaque enfant scolarisé à Nanterre recevait 500 g de nourriture par repas. « C’est beaucoup plus que la moyenne nationale qui est de 300 g pour des enfants de 6-11 ans, observe Rossana Morain. On a donc décidé de couper la poire en deux et de passer à 420 g de nourriture par enfant et par repas. » Le passage à quatre composantes alimentaires pour l’élaboration des menus devrait permettre de réduire les déchets de 10 % et d’économiser au passage près de 400 000 € par an. La moitié de cette somme devrait être réaffectée à l’achat de produits bio ou issus de circuits courts, via la démarche d’achat développement durable

 Source : leparisien.fr

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