Cantine bio

Les enfants mangent de plus en plus bio dans les cantines mais, concrètement, c’est quoi ?

Dans le cadre de la semaine Agrilocal 63 organisée par le département, 2.500 élèves du département sont allés à la rencontre de producteurs locaux.

«Qu’est-ce qu’on peut faire avec cette gousse d’ail fraîche ? Une truffade ! » La question du maraîcher est simple et légitime, la réponse de l’élève est spontanée et naturelle.

En visite, vendredi dernier, dans les quatre hectares de maraîchage bio de Gabriel Fenaille et Maria Ahrens, Le Pré du Puy à Cébazat, 26 élèves du collège Roger-Quilliot ont multiplié les questions sur cette petite oasis de verdure à deux pas de la ville.

« Un mode de production, une philosophie de vie » Comme eux, 2.500 élèves puydômois sont allés à la rencontre des producteurs dans le cadre de la semaine Agrilocal 63 organisée par le département à l’occasion de la semaine du développement durable. Même si tous les tenants et aboutissants de l’agriculture biologique ne sont pas encore bien ancrés dans la tête des jeunes élèves, tous ont pu découvrir concrètement et philosophiquement le sens des mots « bio » et « local ».

« Aujourd’hui, on fait n’importe quoi avec l’agriculture, c’est un vrai problème, commence Gabriel Fenaille, installé à Cébazat depuis 2012.

Pour nous, l’agriculture biologique et locale, c’est non seulement un mode de production mais c’est aussi une philosophie de vie liée à une consommation responsable et respectueuse de l’environnement. Ces visites sont là pour transmettre ces valeurs aux plus jeunes en leur expliquant les problèmes sans être alarmiste mais, au contraire, en les poussant à l’action.

« C’est meilleur ! Ça a plus de goût ! » Car ce n’est pas avec les adultes qu’on va faire changer les choses. Mais en voyant ces jeunes aujourd’hui, je suis plein d’espoir. J’espère que notre message porte et que la révolution pourra se faire par cette jeunesse. »

Une jeunesse qui, malgré ses racines citadines, se sent de plus en plus impliquée par le problématique.

« Au collège, on a un potager, des ruches et les cuisiniers essaient de prendre des produits locaux quand ils peuvent, explique Thibault, élève de 3 e au collège Roger-Quilliot. Pour moi, le bio c’est de cultiver en respectant la nature, sans utiliser de matières chimiques et le local c’est d’avoir des aliments qui viennent d’ici, sans passer par Marseille ou Paris ! »

Comme lui, Mélina et Lorena insistent pour manger le plus bio et local possible à la maison. Et quand on leur demande si manger bio, ce n’est pas trop contraignant, la réponse est claire. « Ben non, c’est meilleur ! Ça a plus de goût ! »

Une révolution des consciences qui n’attend point le nombre des années.

Goûter

Comment retrouver les saveurs d’antan des légumes du jardin en ville, si ce n’est en allant directement chercher les produits dans une exploitation bio.

Comprendre

Le bio et le local, ça n’est pas que manger bio et favoriser les circuits courts ! C’est aussi connaître les enjeux liés à l’agriculture et les conséquences pour l’humain.

Rémi Pironin

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