Zéro déchet

Les écoliers trient les déchets alimentaires à la cantine

Les élèves de l’école de Puech Auriol expérimentent depuis quelques mois le compostage des déchets alimentaires. Un projet «pilote», qui réunit plusieurs acteurs, initiée par la directrice Estelle Rattaire et les trois autres enseignantes de l’école qui ont pour objectif une labélisation Eco-Ecole. «On voulait mettre en place un parcours citoyen de nos 85 élèves et assurer une continuité avec le collège de secteur Jean-Jaurès qui a le label éco-collège», explique Estelle Rattaire. La réflexion des enseignantes s’est tournée autour de la gestion des déchets et la solidarité. «On a donc travaillé sur la limitation de tous les déchets et la mise en place d’un conseil d’élèves, avec des délégués élus par leurs pairs, qui donne son avis sur l’organisation de la vie de l’école», continue la directrice. Et si la gestion des déchets papier, carton ou métal était déjà dans les habitudes de l’école, celle des déchets alimentaires était plus compliquée à mettre en place. Car cela demandait un investissement de tous les acteurs de l’école et notamment le personnel municipal qui gère la cantine. «On ne voulait pas que le projet se limite au temps scolaire mais que cela soit un projet global et cohérent», continue l’enseignante qui s’est alors tournée vers la mairie qui a sauté sur l’occasion.

Les enfants deviennent des ambassadeurs du tri

«On réfléchissait déjà à la façon de limiter le gaspillage alimentaire dans les cantines avec le service de restauration scolaire qui établit les menus, explique Michèle Gaillard, adjointe au maire chargée de l’Éducation qui avait déjà lancé l’an dernier l’opération «Moins de gaspillage, plus de coloriages», primé par le prix Territoria (voir notre édition du 22 novembre 2016), pour inciter les écoliers à faire des économies d’énergie. Car cela nécessite la mise en place d’un protocole bien précis avec le personnel pour respecter la sécurité alimentaire et l’hygiène». La Communauté d’agglomération Castres-Mazamet, qui a mis en place un programme local de prévention des déchets (soutenu par l’ADEME) incluant une action sur le compostage individuel et collectif, est rentrée dans le projet en fournissant les composteurs et en intervenant dans les classes pour expliquer le fonctionnement et ce qui peut être trié. Toute l’école (enseignants, élèves, personnel de cantine, personnel intervenant lors des nouvelles activités périscolaires) a été sensibilisée à la gestion des déchets alimentaires. À la cantine des «bio seaux» sont à disposition des élèves, sous la surveillance des adultes, pour y mettre les déchets. Après chaque repas, deux élèves de CM1-CM2 ont pour mission, à tour de rôle, d’amener ces sceaux au composteur installé dans la cour de l’école.

Et le projet va plus loin car un jardin-potager a été créé au sein de l’école et à terme, c’est-à-dire au printemps 2018, le compost, enfin transformé, sera utilisé comme engrais pour faire pousser fleurs, légumes et fruits. Cette année, des élèves de l’école maternelle et de CP ont été accueillis par les jardiniers de la serre municipale et chacun a pu repartir avec une petite plante.

Un projet au long cours qui a pour objectif de faire des enfants d’aujourd’hui de futurs adultes respectueux de l’environnement, responsables et citoyens. «On a fait une cérémonie un peu solennelle lors de l’installation des composteurs pour donner une dimension différente au projet. L’objectif est que cela sorte de l’école. Que les enfants acquièrent les bons gestes, indique Violaine Glazman, enseignante des CM1-CM2 qui a travaillé en classe sur le traitement des déchets. On sait que des familles ont demandé des composteurs chez eux depuis». «Les enfants sont de bons messagers», ajoute Michèle Galissard ravie.

Les enfants ont pris le pli du tri

Les enfants participent activement et avec enthousiasme à ce projet. «Cela me plaît de faire ça», indique Benjamin 10 ans. Et sa camarade de classe Montaine, 10 ans, de lister les déchets qu’elle peut mettre au composteur : «On le fait à la maison depuis longtemps, je connaissais un peu». «Cela va permettre aux autres classes de faire pousser des plantes», continue Noah qui a bien compris l’intérêt du compost.

Source : http://www.ladepeche.fr/

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