Conférence sur les cantines scolaires bio et locales le 23 mars

Dans le cadre des Rendez-vous éco-citoyens du C2D (Conseil de Développement Durable) est organisée le vendredi 23 mars 2018 à 19h, dans l’amphithéâtre du siège de Perpignan Méditerranée Métropole à Perpignan, une conférence intitulée : « Mettre en place une cantine scolaire bio et locale ». Elle sera animée par Edouard CHAULET, maire de Barjac (Gard), qui a mis en service la première cantine de ce type en France et a apporté son témoignage dans le film : « Nos enfants nous accuseront », ainsi que Nicolas MADET, directeur de la cuisine centrale de Bègles (Gironde), qui y propose un double menu, avec ou sans viande, et s’engage également dans un passage au bio et local. Entrée libre et gratuite.

En plein cœur de la 13ème semaine pour les alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars 2018, le thème de la conférence proposée vient faire écho à ces questions particulièrement sensibles sur notre département : quelle agriculture voulons-nous développer sur notre territoire, quelle alimentation souhaitons-nous promouvoir auprès de nos enfants ? Elle s’inscrit dans le programme des événements proposés par le collectif « Alternatives aux pesticides 66 » qui organise la semaine dans le département. A travers les témoignages d’Edouard CHAULET et Nicolas MADET peuvent se dessiner des perspectives pour renforcer une filière bio et une distribution agroalimentaire à travers les circuits courts déjà très présentes sur notre territoire.

A propos du C2D
Le Conseil de Développement Durable (C2D) a été créé par délibération du Conseil de Communauté du 31 mars 2016. Instance de démocratie participative émanant de la communauté urbaine, cet organisme composé d’une centaine de membres issus de la société civile, vise la coopération locale, la participation et l’engagement citoyen.

Répartis en 3 catégories : représentants intercommunaux, référents communaux et consultants experts associés, ses membres sont en particulier associés au Projet de Territoire et à la démarche Agenda 21 Local France. Leur troisième cahier de préconisations citoyennes pour le développement durable est accessible sur www.perpignanmediterraneemetriopole.com. Le C2D est présidé par Henri GOT, ancien Président de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), docteur en hydrogéologie et en géologie marine.

De la viande locale bio dans les assiettes des collégiens

La ferme de l’Étang Fourchu de Florimont accueillait ce mercredi les élus départementaux dans le cadre de l’opération « Au pré de la ferme », à l’initiative de l’association nationale Agrilocal.

« Je suis fier que les élèves des cantines mangent de la viande de qualité », affiche fièrement Thomas Stampfli sur la devanture de sa boutique, au moment de s’adresser aux élus départementaux. Comme neuf autres producteurs du Territoire de Belfort, le jeune exploitant participe à l’action de la plateforme Agrilocal90, qui valorise les circuits courts et permet aux restaurations collectives (collèges, lycées base militaire, Ehpad) de se fournir en produits locaux.

Entretenir les liens entre producteurs et acheteurs

Créée en 2015 selon une initiative nationale, Agrilocal met en relation les agriculteurs et les établissements locaux. Fruits et légumes, produits laitiers, viandes et poissons viennent ainsi garnir les assiettes des cantines de neuf collèges du Territoire de Belfort. Dans ce contexte, la plateforme a décidé d’organiser plusieurs visites d’élus dans les exploitations locales, dans le but de créer des échanges entre acheteurs et producteurs.

Des produits de qualité

« Agrilocal90 est un outil pratique d’utilisation pour les consommateurs », confie la vice-présidente en charge de l’environnement Marie-Claude Chitry-Clerc, présente mercredi à la ferme de l’Étang Fourchu. « La ferme de Monsieur Stampfli illustre parfaitement ce que nous voulons mettre en valeur, à savoir une production locale de qualité, comme ses races à viande bio », poursuit-elle.

Entre 2015 et 2017, la quantité de produits alimentaires commandée sur Agrilocal a plus que doublé. À Florimont, Thomas Stampfli a livré près d’une dizaine de vaches limousines aux cantines scolaires du Territoire, en sachant qu’une bête correspond environ à 300 000 repas servis. Et l’exploitant devrait encore accroître sa collaboration avec les élus locaux.

« Notre plateforme participe au développement de l’économie circulaire du Territoire, mais aussi à la préservation de l’environnement, puisque la ferme de Florimont se situe en zone Natura 2 000. À terme, l’objectif est de poursuivre cette dynamique de montée en puissance d’Agrilocal dans le département, notamment pour le maraîchage », se félicite Marie-Claude Chitry-Clerc.

Beaucoup de produits vendus sur la plateforme sont issus de l’agriculture biologique. Un indicateur de poids pour les restaurations collectives, qui souhaitent développer ce partenariat au maximum. Une autre visite d’élus est prévue dans le cadre de l’opération « Au pré de la ferme ». Elle aura lieu mercredi 14 mars à la pisciculture du Moulin, à Delle.

Source : https://www.estrepublicain.fr/

Dans les Alpes-Maritimes, la cantine bio qui a convaincu les enfants

Alors que le gouvernement prépare une loi pour introduire, dans les menus de cantines, 50% de bio et de local d’ici 2022, le restaurant scolaire de l’école Aimé Legall, à Mouans Sartoux, est 100% bio depuis 5 ans. Avec de vrais cuisiniers pour faire un millier de repas par jour, sans ruiner les parents.

A Mouans Sartoux, à l’heure du repas, dans le brouhaha de la cantine de l’école Aimé LeGall, on entend de drôles de choses. Comme cette fillette, qui explique :

J’aime les épinards : tu manges, et ta langue elle te donne des goûts

A Mouans Sartoux, le plateau repas du jour
A Mouans Sartoux, le plateau repas du jour © Radio France / Béatrice Dugué

Depuis cinq ans, la cantine propose des repas 100% bio, quitte à cuisiner, parfois, 42 kg de blettes pour le gratin du jour.

Le plateau du jour...rendu vide
Le plateau du jour…rendu vide © Radio France / Béatrice Dugué

Michelle, cantinière depuis de longues années, confirme : « On jette dix fois moins, avant je me souviens c’était une horreur! »

Gilles Pérole, adjoint au maire, artisan de ce passage au bio, explique :

« On est à 2,04€ de coût aliment. Acheter du bio, même si ça coûte plus cher, conduit à rechercher des sources d’économies très vertueuses (…) Nous, pour financer le bio, on était à 145 grammes de gaspillage alimentaire par repas en 2010, on en est aujourd’hui à 30 grammes et le delta, ce sont ces 10% [qui permettent d’acheter bio] »

Dans toutes les cantines de France, on jette un tiers de ce qu’on produit

A Mouans Sartoux, le jardin communal fournit les légumes de la cantine scolaire
A Mouans Sartoux, le jardin communal fournit les légumes de la cantine scolaire © Radio France / Béatrice Dugué

Les produits du jardin

La totalité des produits cuisinés dans cette cantine sont régionaux, et les légumes viennent du jardin communal, cultivé par le maraîcher, Sébastien Jourde : mâche, chou chinois, poireaux, céleri, blettes, etc… légumes qui ont en général peu de succès chez les enfants : « C’est une éducation au goût. Les enfants viennent sur le domaine, participent parfois aux plantations aux récoltes ».

Du coup, un lien se crée entre les légumes et l’enfant : une fois qu’ils l’ont dans l’assiette, ils se rappellent le moment où ils l’ont récolté, planté. Ça facilite au moins le fait de goûter le légume

Les enfants se familiarisent même avec les légumes qui, d'ordinaire, ont peu de succès dans les assiettes de la cantine
Les enfants se familiarisent même avec les légumes qui, d’ordinaire, ont peu de succès dans les assiettes de la cantine © Radio France / Béatrice Dugué

Normandie : des produits locaux dans les cantines ?

Soutenir l’agriculture normande en proposant qualité et traçabilité au sein des établissements scolaires, reconnecter agriculture et restauration collective en favorisant l’approvisionnement local: tels sont les objectifs à atteindre aujourd’hui.

C’est un état de fait depuis quelques années déjà maintenant : il existe aujourd’hui dans notre société une dynamique qui pousse à penser différemment notre alimentation. Émergence de circuirts-courts, progression de la consommation de produits issus de l’agriculture biologique et/ou locaux en sont la preuve. Cette prise de conscience des consommateurs s’accompagne d’une exigence plus importante encore vis-à-vis de l’alimentation du jeune public.

« Il n’existe aucune entrave juridique ou politique à l’intégration dans la restauration collective de production locale », a souligné Edwige Darracq, sous-préfète de Vire, lors d’un colloque au lycée agricole de Vire le 21 juin dernier.

Organisé par la sous-préfecture de Vire et coorganisé avec la Chambre d’Agriculture du Calvados et le lycée agricole, ce colloque sonne comme un encouragement de l’État dans l’approvisionnement local et un appui des collectivités à faciliter la diversification des débouchés.

Des dynamiques

Cette après-midi de rencontres entre les acteurs du monde agricole, de la restauration collective, des établissements scolaires, des élus, des représentants des services publics leur a permis d’échanger autour du potentiel de reconnexion de la production et de la consommation. Les différents témoignages apportés, et notamment ceux de Mickael Kerloc’h, chef cuisinier au lycée Marie Curie de Vire, ont confirmé les dires de la représentante de l’État : « A Curie, on fait goûter à l’aveugle les produits aux jeunes : un produit qui semble bon pour un ado n’est pas forcément le meilleur….Il faut leur expliquer tout ça. Les rognons de bœuf en sont l’exemple : nous en préparions 5 kg par midi, on a doublé les volumes aujourd’hui. Si c’est bien préparé, les jeunes sont prêts à goûter. Il faut être open, écouter ce qu’ils ont à nous dire, les associer aux choix des produits. »

La restauration collective : un réel enjeu territorial. (©La Voix le Bocage. )

Une éducation au goût

Le lycée Marie Curie met un point d’honneur à utiliser au maximum des produits de saison et locaux : « Toute notre viande est née, élevée, abattue, en Normandie. Nous faisons notre propre pâte à pizza, la farine vient d’un producteur local, etc. », souligne Mickael Kerloc’h pour qui le produit idéal serait « bio et local. » Si l’éducation au goût est le fer de lance de l’établissement, « toucher les parents est plus difficile : il faut qu’on cible les ados, ce sont les futurs parents de demain. Nous avons des retours positifs des élèves : ils vont s’y faire ! » À Saint-Jean-le-Blanc, petit village où les agriculteurs bios sont légion, les écoliers consomment 80 % à 90 % de produits locaux dont 70 % de produits bios ! Des chargés de mission sont d’ailleurs à la disposition des collectivités pour les accompagner dans leurs projets.

Axes de travail

Différentes pistes ont été soulevées afin de développer encore davantage des outils permettant de s’approvisionner localement et d’accompagner la mutualisation des pratiques et la complémentarité des circuits courts. L’ouverture des cantines aux parents a ainsi été évoquée ainsi que la création d’un site internet regroupant toutes les ressources locales. « Nous devons travailler sur la connaissance mutuelle avec des rencontres entre les chefs des restaurants collectifs et les producteurs ainsi qu’entre les acheteurs publics entre eux », a déclaré la sous-préfète qui encourage les agriculteurs à « s’organiser et se regrouper ».

« L’agriculteur n’est plus seulement producteur mais est aussi à la manœuvre pour la commercialisation de son produit », a-t-elle ajouté.

Source : https://actu.fr/normandie/

Cantine bio

Azé. Réseau local 53 invite à plus de bio dans les cantines

Réseau local 53 était au lycée agricole du Haut Anjou d’Azé mercredi. Son objectif est de promouvoir les produits locaux et bios en restauration collective.

Pourquoi ? Comment ?

Qu’est ce que le réseau local 53 ?

Le conseil départemental de la Mayenne, la chambre d’agriculture et l’association des Maires ont créé en avril 2016 Réseau local 53 dans le but de promouvoir la consommation des produits agricoles de proximité au sein de la restauration collective. En Mayenne, 76 % de la surface du département est agricole et la production mayennaise génère 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel. « L’objectif est donc d’améliorer la qualité des repas servis en collectivité tout en faisant appel aux producteurs locaux » selon Claude Tarlevé, conseiller départemental en charge de l’agriculture.

Que représente la restauration collective ?

Environ 10 millions de repas sont servis en France chaque jour au sein de la restauration collective. En Mayenne, le Réseau Local 53 a souhaité étendre son projet aux écoles, collèges, lycées, restaurants universitaires mais aussi hôpitaux, Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et établissements pénitentiaires du département.

Quels sont les objectifs ?

Selon une récente proposition de loi, l’objectif est d’introduire 40 % de produits, issus de l’alimentation durable, locaux et de saison dès 2020 dans la restauration collective publique.

Source : http://www.ouest-france.fr/

Cantine bio

Le département d’Indre et Loire mise sur les circuits locaux

D’ici 2020, la moitié des produits consommés dans les collèges pourrait être produite localement. Il faudra pour cela mettre en adéquation l’offre et la demande.

 Je me suis rendu compte que les pommes servies à la cantine du collège de Château-Renault venaient du Chili… alors qu’on en produit à Saint-Aubin-le-Dépeint, s’étonne Jean-Pierre Gaschet.

En charge de l’agriculture au sein du conseil départemental, l’élu s’est entretenu mercredi matin, au collège de Bourgueil avec les chefs de cuisine des collèges des cantons de Chinon, Bourgueil, Richelieu.
D’autres rencontres sont prévues dans les semaines qui viennent avec leurs homologues des autres cantons.
Objectif : dresser un état des lieux des pratiques actuelles et des difficultés rencontrées pour augmenter de façon sensible la part des produits locaux dans la restauration collective.
Au niveau national, on s’est fixé un objectif : atteindre 40 % en 2017. Au niveau local, on pense être en mesure d’atteindre 50 % d’ici 2020.
A condition de s’organiser.
Mercredi, les professionnels ont évoqué la réalité du terrain. Réalité qui diffère selon le type d’établissement concerné. A Château-la-Vallière, on nourrit 232 rationnaires ; à Montaigne (Tours) on en sustente 2.700.
Le chef de cuisine de Fondettes explique que les produits locaux représentent entre 16 % et 19 % de l’ensemble des produits consommés chez lui. « On est lié par les marchés publics qui nous imposent des fournisseurs même si on a enlevé les pommes de ces marchés afin de pouvoir les acheter où on veut. »
Tous ceux qui ont voulu travailler directement avec des producteurs locaux évoquent les mêmes freins. « Quand on passe commande chez un grossiste dix jours avant on est assuré de l’approvisionnement alors que le producteur local est souvent en peine de fournir les quantités demandées. On est en outre souvent confronté à des problèmes de livraison et de conditionnement. »
C’est notamment le cas pour les produits laitiers. Travailler avec des packs d’un litre quand il faut préparer un dessert pour des centaines de gamins, ça pose problème « mais la laiterie de Verneuil-sur-Indre ne mettra en place une ligne de production spécifique que si on s’engage à lui acheter un volume d’achat constant sur plusieurs années et que si elle peut bénéficier des subventions départementales et régionales pour réduire le coût de ce nouvel investissement », estime Jean-Pierre Gaschet.
Avec 2,4 millions de repas servis annuellement dans les cinquante-quatre collèges du département, il y a assurément un marché à prendre.
Les réticences exprimées mercredi tiennent en partie au fait qu’on est prisonnier des habitudes.

Un marché annuel de 2,4 millions de repas

Jean-Pierre Gaschet explique que ce premier tour de table vise à connaître les besoins des « pros » de la restauration collective. « Dans un second temps, on va faire l’inventaire de ce que les producteurs locaux sont en mesure d’offrir puis tenter de mettre en adéquation l’offre et la demande. »
Une opération nécessaire « si on veut être en mesure de remplir les objectifs que l’on s’est assigné : développer les filières locales mais aussi éduquer le goût, lutter contre le gaspillage… et freiner l’inquiétante progression de l’obésité ».

mais encore

Les lycées aussi

A l’occasion de sa visite au Salon de l’agriculture à Paris, le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau (PS) a signé un protocole d’accord pour le développement de l’approvisionnement local dans la restauration scolaire. Le texte a été paraphé par la chambre régionale d’agriculture et Bio Centre. En favorisant ces filières courtes, la Région espère garantir des débouchés et donc des ressources stables aux producteurs du Centre – Val de Loire, qu’ils pratiquent l’agriculture bio ou conventionnelle. Pour l’instant, une dizaine de lycées expérimentent cet approvisionnement de proximité. L’objectif est désormais de l’étendre aux autres lycées de la région, voire à terme à d’autres types d’établissements scolaires ainsi qu’aux divers établissements publics qui proposent un service de restauration.

Philippe Samzun
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/
Cantine bio

Manger 100 % nivernais à la cantine… Ils y travaillent

Et si, un jour, dans l’assiette du collégien clamecycois, du lycéen neversois ou du pensionnaire d’une maison de retraite du Bazois, tout ou presque provenait des fermes de la Nièvre ? C’est l’ambition du Conseil départemental, de la Chambre d’agriculture et de la Préfecture, qui travaillent à la mise en place d’une « plate-forme d’approvisionnement collective publique avec valorisation des produits locaux ».

Une réunion d’étape se tenait, lundi, à l’Hôtel du Département, avec tous les services concernés. La démarche portée par Patrice Joly, Éric Bertrand et Joël Mathurin présente le double avantage de « générer de la valeur ajoutée à la ferme Nièvre » et de « répondre aux attentes des consommateurs ».

Toutefois, la généralisation des circuits courts dans le ravitaillement des cantines ne se fera pas toute seule. Il faut intervenir à trois niveaux. L’offre, la demande et la rencontre des deux : le marché.

Nous avons les volumes nécessaires. Il faut juste structurer un peu plus certaines filières.

En matière d’offre, pour fournir quatre millions de repas à l’année (lire ci-dessous), la production agroalimentaire nivernaise devra être suffisante et constante. Éric Bertrand, président de la Chambre d’agriculture, considère que cela ne pose « aucun souci » pour la viande bovine, les produits laitiers, voire les volailles. « Là, nous avons les volumes nécessaires. Il faut juste structurer un peu plus certaines filières ».

Il reconnaît, cependant, que « pour d’autres, comme les fruits et légumes, nous ne sommes pas à la hauteur ».

Pour que le mieux disant l’emporte

En matière de demande, le préfet rappelle que le cadre est strictement défini par le code des marchés publics, qui garantie une concurrence loyale. Des marges de manœuvre existent néanmoins.

« Nous sommes en train de nous doter d’outils pour permettre des achats publics plus durables en matière d’économie locale, d’emploi », souligne Joël Mathurin. « Pour qu’il n’y ait pas seulement le critère du prix, le moins disant, mais aussi des critères complexes, le mieux disant. Là, cela va encore plus loin, avec des critères de mieux disant qui respectent le territoire. »

Le préfet et le président du Conseil départemental s’engagent à mettre à disposition des acheteurs locaux, dans le futur, des « cahiers des charges intelligents » avec des critères s’inscrivant dans la légalité tout en étant taillés pour les producteurs locaux.

Déjà en test dans les collèges

Une mission pilote a été engagée depuis la rentrée de septembre dans les collèges. « Nous abordons le problème par les deux bouts », détaille Patrice Joly. À une extrémité, les producteurs prêts à s’engager dans la démarche sont suivis, leur niveau de production est mesuré sur le long terme, des conseils leurs sont apportés… À l’autre, les établissements scolaires sont aidés. « S’il y a un surcoût, nous nous sommes engagés à l’assumer », indique le président du Département.

Le juste prix, quelques centimes de plus

Éric Bertrand tient à pondérer la potentielle hausse du prix unitaire pour manger local. Le surcoût est, selon lui, minime. « 1,5 € de plus au kilogramme de carcasse départ exploitation, c’est seulement dix centimes de plus la ration », donne-t-il en exemple pour la viande. Cela paraît un bien petit effort en effet pour assurer un revenu décent au producteur.

La plate-forme d’approvisionnement collective publique avec valorisation des produits locaux a été initiée dans le cadre de la mission Aider. L’Appui interministériel au développement et à l’expertise en milieu rural a été mis en place par le Comité interministériel aux ruralités pour « faire avancer concrètement » des projets portés par des élus de territoires ruraux.

Bertrand Yvernault

Source : http://www.lejdc.fr/

La cantine de Gramat adopte les circuits courts

Jeudi 2 février, les producteurs fermiers du Lot et la mairie de Gramat ont présenté le résultat de l’appel d’offres pour l’approvisionnement local de l’école Clément-Brouqui. «Nous avons retenu la proposition du Drive fermier du Lot qui est tout à fait compétitive», précisent Michel Sylvestre, maire de Gramat, et Carlos Duquesne, chargé des affaires scolaires et périscolaires à la mairie. «C’est une filière qui est devenue facile pour la mairie en termes de gestion. Nous avons un interlocuteur unique qui permet de regrouper des offres.» «Pour le Lot, nous nous approvisionnons en produits laitiers, légumes et fruits, avec des prix comparables aux grands distributeurs. Nous travaillons aussi avec la Corrèze pour la viande, même si dans ce secteur les prix sont moins compétitifs.»

Une école précurseur

«Le Drive fermier du Lot compte une dizaine d’éleveurs ou d’agriculteurs», rappelle Christophe Bonnet de Ginouillac, président du Drive fermier du Lot. Dans ce domaine des circuits courts, la cantine de Gramat a fait office de précurseur dans le cadre de la loi égalité et citoyenneté ; cette dernière prévoit qu’à l’horizon 2020, on devra trouver dans les cantines scolaires 40 % de produits issus des circuits courts.

«Cette procédure des circuits courts vise aussi les collèges, hôpitaux, maisons de retraite et restaurants d’entreprises», précise Fanny Melet de la chambre d’agriculture du Lot. Le Drive fermier du Lot participe également au développement des produits fermiers lotois auprès des particuliers.

On peut visiter leur site sur www.drivefermiercahors.com.

Du bio et du local pour les repas de la cantine à Vitré

L’État préconise 20 % de bio d’ici 2020 et encore plus de produits locaux dans les cantines. Où en est-on dans la restauration pour les enfants de Vitré ?

« Aujourd’hui, nous sommes à 18 % de bio et raisonné, affirme Danielle Mathieu, élue de la Ville, chargée de l’éducation et de la restauration. Nous atteindrons les 20 % avant 2020. Le but est de faire encore plus ».

Du champ à l’assiette

« La viande de bœuf est labellisée Bleu-blanc-cœur et le porc est de production française », précise Patrice Huet, le responsable de la cuisine centrale.

Une partie des légumes et des fruits frais arrivent en direct de « du Verger du vieux Presbytère, à Domagné », le Gaec Touchais produit des pommes de table. Depuis 2013, une partie du verger en bio.

Le pain est, quant à lui, un des grands postes d’alimentation des enfants. « Il vient de deux boulangeries vitréennes et, le mardi, c’est du tout bio ».La boulangerie de la ferme du Rozay, Fagots & Froment d’Essé fournit la cuisine centralisée une fois par semaine.« Le pain est un peu plus cher, nous avons aussi des contraintes budgétaires ». Les yaourts sont fabriqués à Montreuil-le-Gast, « que du bio ». Les producteurs se tiennent dans un rayon de 15 km autour de Vitré, « c’est du local ».

Il faut aussi faire avec le budget. Un repas revient à 7,11 €. Il est facturé aux familles entre 1,74 € et 4,40 €.« Pour le moment le bio est un peu plus cher que le conventionnel », argumente Danielle Mathieu. Les 1 000 repas concoctés, par jour, dans la cuisine centrale permettent de faire baisser le coût « grâce à cette quantité, on peut discuter les prix ».

Du bio mais aussi du local

Tous les deux ans, la cuisine lance un appel d’offres : « À chaque fois, nous améliorons le cahier des charges. Notre volonté est d’introduire le bio mais aussi le local, d’avoir des circuits courts », affirme le cuisinier.Une des grandes batailles est de contenter les enfants avec les produits de saison. « La clé de notre démarche, plus on utilise des produits de saison moins c’est cher ».

En ce moment, les enfants mangent des potages aux légumes, des pommes, des choux… « Nous devons adapter. La cuisine distribue des repas de la crèche aux maisons de retraite ».

« Certains enfants ne sont pas habitués à manger sainement. Ils sont parfois réticents aux yaourts avec des morceaux de fruits, au pain plus consistant… » regrette Danielle Mathieu. Dans le cadre du programme Vivons en forme à Vitré, Fabien Linger, le diététicien à la mairie de Vitré, intervient dans les classes en mars et avril. Il propose différents ateliers sur l’éveil sensoriel et l’équilibre alimentaire.

« Grace à lui, les enfants comprennent pourquoi il faut manger différemment. Il éveille leur curiosité et aide à la compréhension du contenu de l’assiette. »

La cuisine va même jusqu’à utiliser des produits bios pour le ménage. « Le bien manger et le bio sont sur la bonne voie », assure l’élue.

Source : http://www.ouest-france.fr/bretagne/ Article de Nicole CONQUER

Cantine bio

Une alimentation saine et variée

Une pétition visant à introduire 20 % de bio dans les cantines a atteint plus de 200 000 signatures. Elle met une nouvelle fois en avant notre préoccupation récurrente d’apporter une alimentation saine et équilibrée aux enfants et adolescents. Nous en sommes aujourd’hui malheureusement encore loin dans les établissements scolaires, avec trop souvent des plats proposés peu variés, basés sur des aliments pas forcément frais.

C’est pourtant en éduquant nos enfants sur l’importance d’une alimentation saine que nous réussirons à modifier en profondeur nos habitudes alimentaires. Comment pourrait-il en être autrement si la jeune génération prend dès le plus jeune âge de mauvaises habitudes alimentaires ? C’est en donnant quelques règles simples aux enfants et adolescents sur l’importance d’une alimentation variée, riche en fruits et légumes ou encore sur la nécessité de limiter la consommation de viande rouge, qu’ils pourront prendre de bonnes habitudes alimentaires sur le long terme.

Les éléments néfastes amenés par notre alimentation sont pour la plupart bien connus. De nombreux maux de notre société sont liés, au moins en partie, à ce mode de vie comme la maltraitance animale, l’impact sur de nombreuses maladies plus ou moins graves ou encore, dans une moindre mesure, le réchauffement climatique. Le vote, le 23 novembre dernier par l’Assemblée nationale d’un amendement visant à introduire 20 % de bio dans la restauration collective d’ici 2020, apparait comme une première étape. Il reste pourtant encore beaucoup à faire et il apparait indispensable de permettre à tous d’avoir accès à des aliments de qualité, notamment en privilégiant les cycles courts et la production locale. La FCPE, la FNAB et Agir pour l’Environnement se sont notamment mobilisés pour demander un égal accès des enfants à une alimentation saine et de qualité aux députés. 76 % des Français se disent aujourd’hui favorables au vote d’une loi pour établir des aliments biologiques, locaux et de saison dans la restauration collective publique et 88 % des parents souhaitent que leurs enfants se voient proposer du bio à l’école.

L’alimentation idéale pour un enfant

Comme chacun le sait, la période de 3 à 11 ans correspond à une phase de croissance intense. Une période où il est nécessaire d’apprendre à bien s’alimenter au quotidien en mangeant de façon saine et équilibrée. Un rapport publié par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe indique que 27 % des enfants âgés de 13 ans et 33 % des enfants âgés de 11 ans souffrent de surpoids. En France, la moitié des adultes est considérée comme étant en surpoids et un adulte sur six est considéré comme obèse. L’accès à la « malbouffe » et une alimentation trop riche en sont trop souvent la cause.

Les produits sains, frais et de bonne qualité sont trop souvent délaissés. Une étude publiée par l' »American Journal of clinical nutrition » montre que la qualité des aliments était l’élément primordial pour une alimentation saine, plus que la quantité de graisses ou de glucides par exemple. C’est en privilégiant des aliments provenant de cultures responsables, les circuits courts et la production locale, que les consommateurs pourront avoir accès à cette qualité.

Les bienfaits d’une alimentation variée riche en fruits et légumes

Riches en vitamines, en minéraux, en oligoéléments, en fibres et en eau, les légumes participent au bon fonctionnement de notre organisme. Consommés de façon régulière dès le plus jeune âge, ils font partie des éléments permettant de prévenir le risque d’obésité, de maladies cardio-vasculaires, et un grand nombre de cancers. Les études médicales montrant leurs bienfaits sont nombreuses. Une étude réalisée par le Docteur Lydia Bazzano évoque par exemple le potentiel des fruits et légumes dans la réduction du risque de diabète de type 2. D’autres essais cliniques ont montré qu’une consommation régulière de fruits et légumes aidait à maintenir un poids moyen. Une étude publiée par l’université d’Oxford confirmait les bénéfices pour le coeur d’une diminution de sa consommation de viande.

La tendance est clairement de remettre les fruits et légumes au coeur de notre alimentation, pour leurs bienfaits sur notre santé, mais aussi pour leurs qualités gustatives. De grands chefs précurseurs, comme Alain Passard ou Alain Ducasse, proposent depuis déjà plusieurs années des menus 100 % végétaux. Le comité du Bocuse d’or a même annoncé début décembre que les candidats du concours de l’année 2017 devront composer des assiettes sans protéine animale. Sans forcément aller jusque-là, nos cantines scolaires auraient tout intérêt à s’inspirer de cette tendance en proposant dans leurs menus des aliments frais et variés.
Source :  http://www.lesechos.fr/