Don de la Fondation Ramsay Générale de Santé

Le 30 janvier dernier, nous avons eu l’honneur et le plaisir de recevoir un chèque de 15 000 € de la part de la Fondation Ramsay Générale de Santé, dans leur établissement hospitalier d’Antony. Cette somme a été récoltée par les salariés du groupe dans toute la France lors de l’opération #1 pas1don.

Un demi tour du monde, soit près de 21 300 km, c’est la distance qu’ont parcourus pendant 72h les salariés des établissements Ramsay Générale de Santé dans toute la France. Pendant trois jours, ils ont participé, à l’aide d’une application mobile, à l’opération #1pas1don lancée dans le cadre des 72h Génération Prévention. Pour chaque kilomètre parcouru, la Fondation s’engageait à reverser 1€, qu’ils ont finalement doublé après le succès de l’événement.

Avant l’opération, l’ensemble des salariés a voté pour élire deux associations bénéficiaires, Cantines.org en fait partie !

Le 30 janvier dernier, le Président de Cantines.org Olivier LIENARD, a donc reçu un chèque de 15 000 € des mains de Sylvie ARZELIER, secrétaire générale de la Fondation, en présence d’Alexandre Breil, directeur de l’Hôpital privé d’Antony et du pôle Ile de France Sud.

La prévention comme moyen d’action

Le choix de Cantines.org comme association bénéficiaire de l’opération s’inscrit directement dans la mission de la Fondation Ramsay Générale de Santé, qui œuvre dans le domaine de la prévention des comportements à risque :

« Forte de l’expertise des personnels soignants et des médecins partenaires des cliniques et hôpitaux privés Ramsay Générale de Santé, la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé s’est fixé une mission : développer la prise de conscience et générer le passage à l’acte d’un maximum de Français pour adopter les bons comportements en matière de prévention santé. Elle s’engage auprès de toutes les générations pour que chacun puisse « mieux grandir et bien vieillir », « être mieux diagnostiqué », « mieux vivre avec sa maladie et éviter les rechutes ». »(Site Fondation Ramsay Générale de Santé)

L’argent récoltée va permettre à Cantines.org de continuer à mener des actions de sensibilisation en faveur d’une alimentation plus responsable, en milieu scolaire et péri-scolaire notamment. Pour répondre à cet objectif, nous sommes en train de créer une animation ludique à destination des établissements éducatifs et de loisirs. L’objectif est de leur fournir, clé en main, un outil leur permettant d’aborder les thèmes de l’équilibre alimentaire, de l’agriculture biologique, du concept « locavore » et de la consommation éthique.

Autre volet important de notre action, nous finançons cette année encore la cantine scolaire de notre partenaire en Guinée, le Centre Konkouré – Guinée Solidarité. Cette association agit pour l’insertion socio-économique de jeunes en situation de handicap issus de familles très vulnérables. En les formant à la couture, à la mécanique et à la broderie, ils participent à sortir ces jeunes de la mendicité, en leur (re)donnant confiance en leurs capacités d’être intégrés professionnellement à la société guinéenne. La cantine scolaire du Centre offre aux élèves et à l’équipe un déjeuner composé de produits locaux et frais préparés par Batouli et Kadiatou.

Des valeurs partagées avec la Fondation Ramsay Générale de Santé

Nous avons à cœur faire connaitre aux enfants, aux parents, aux éducateurs, et aux acteurs politiques et institutionnels, qu’un autre mode de consommation alimentaire est possible !

Pour ce faire, nous rejetons les discours culpabilisant stériles et contres productifs. Il n’y a pas de vérité, mais uniquement des choix de consommation et d’alimentation selon les envies, possibilités et connaissances de chacun. Notre action se veut ludique et accessible à tous.

Encore un énorme merci à la Fondation Ramsay Générale de Santé et à ses salariés qui se sont mobilisés et nous ont choisis pour bénéficier de cette action !

Sadivayil : du bio et des bijoux pour une renaissance

Pour sortir un village entier de la pauvreté, existe-t-il une formule magique ? Malheureusement, non. En revanche, pour l’aider à faire face, trouver des solutions pertinentes et durables, on peut mettre en place, simultanément, plusieurs programmes ciblés. C’est le pari d’Amrita SeRVE, initiative lancée en 2013 par l’ONG indienne Embracing the World. À travers le pays, une centaine de villages ont été « adoptés » et reçoivent une aide multi-facette, avec le but de les amener à la prospérité et à l’autonomie.


Tout est parti d’un constat : les villes indiennes grouillent de population car les villages, qui produisent pourtant la nourriture de ces villes, n’ont plus les moyens d’offrir des conditions de vie décentes à leurs habitants. Accès à l’eau potable insuffisant, infrastructures électriques défaillantes, illettrisme, manque de soins médicaux, agriculture dont les rendements chutent… Le diagnostic était dramatique. À l’heure où l’ONU, avec les objectifs du Millénaire, a décrété comme priorité l’éradication de la pauvreté, la situation ne pouvait plus durer.

Embracing the World a développé en trois décennies une compétence solide dans les domaines de l’éducation, la santé, la distribution alimentaire, l’écologie… Sa force est de s’appuyer sur des laboratoires de recherche pointus, au sein de l’Amrita University, pour créer des réponses adaptées aux réalités singulières de terrain.

Mobiliser les hommes pour assurer la sécurité alimentaire

J’avais déjà beaucoup lu sur les actions menées mais j’avais envie de plus : voir de mes yeux ce qui se passe dans ces villages, rencontrer les bénéficiaires, écouter les résultats qu’ils ont obtenus en participant. C’est ainsi que j’ai pris la route vers le Tamil Nadu, pour découvrir le bourg de Sadivayil, à une soixante de kilomètres de la cité de Coimbatore.

Dans la voiture, le coordinateur local, Sreeni, me dresse un tableau de la situation à son arrivée : agriculture en faillite, pas d’autre source de revenus pour les habitants, une alimentation qui se raréfie, un taux d’échec scolaire catastrophique, l’alcool qui fait des ravages, la violence qui s’insinue dans toutes les relations.

Il commence, au début, par discuter avec les villageois, il veut comprendre ce qu’ils vivent, quel est leur état d’esprit. Assez vite, il leur propose de cultiver du riz bio. La proposition suscite un rejet frontal. Il fait preuve de pédagogie, explique, désamorce les peurs, et petit à petit, il réussit à les convaincre. Les villageois réunissent ensemble l’argent pour faire les achats nécessaires et apprennent les étapes de la culture biologique (épaulés par étudiants et professeurs de l’université Amrita, qui a un campus à proximité). Très surpris, ils voient ensuite surgir une récolte supérieure à leur espérance, qu’ils sont capables de vendre à un bon prix. La suite ? Cette année, pour augmenter encore les rendements, l’accent sera mis sur la construction d’un système d’irrigation. Dans les yeux des hommes, je le vois au moment où je descends de la voiture, alors qu’un petit groupe vient nous accueillir, il y a désormais de la fierté, et parfois une étincelle de joie.

Lire la suite : https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/sadivayil-bio-et-bijoux-pour-une-renaissance

Sénégal : Projet d’achats locaux d’Aliments pour 23 000 écoliers assistés à travers 181 cantines scolaires

L’Etat du Sénégal, en partenariat avec le gouvernement du Brésil, du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a organisé un atelier de consultations nationales sur le projet d’achats locaux d’Aliments-PAA. A travers ledit projet, c’est 23 000 écoliers qui sont assistés à travers les 181 cantines scolaires appuyées par le PAM.
Selon M. Guy Adoua, directeur et représentant résident du PAM au Sénégal, la stratégie du PAA dans sa phase d’expérimentation consistait à approvisionner les programmes de cantines scolaires et d’assistance alimentaire à partir de produits locaux provenant des exploitations agricoles familiales. Et elle s’est traduite par l’appui à la production et à la commercialisation des surplus de production de ces exploitations familiales, souvent confrontées à des difficultés d’accès au marché pour l’écoulement de leur production.
« Au Sénégal, le programme a été mis en œuvre à travers une phase pilote et une période de consolidation, dans la région de Kédougou durant la période 2012-2016, grâce au financement du Brésil d’un montant cumulé d’environ 1 800 000 Dollars américains. Pour les phases pilote et de consolidation, 1000 ménages vulnérables (avec de petites exploitations familiales productrices de riz), répartis dans 5 unions de groupements d’intérêt économique ont été touchés et 23 000 écoliers assistés à travers les 181 cantines scolaires appuyées par le PAM », avance M. Guy Adoua, directeur et représentant résident du PAM au Sénégal en marge de la cérémonie.
Selon lui le projet a permis : d’augmenter les rendements en riziculture pluviale de 0,8 T/ ha à 2,5 t /ha puis à 3 t/ha grâce à l’appui technique de la FAO ; d’acheter les surplus de production : avec une moyenne annuelle de 120 tonnes de riz blanc durant toute la période et enfin de couvrir avec ces achats les besoins des cantines scolaires dans 181 établissements élémentaires et préscolaires appuyés par le PAM dans la région de Kédougou.
Le directeur représentant résident du PAM, au Brésil, le « programme national d’acquisition », qui a inspiré le projet PAA Afrique, a connu un succès éclatant et a permis d’extirper plus de 20 millions de personnes de la pauvreté et de la faim, en combinant harmonieusement les programmes de sécurité alimentaire, de nutrition et de protection sociale, entres autres.
M. Mody Diop, responsable du bureau d’information sur la sécurité alimentaire, souligne : « C’est un projet qui est d’inspiration brésilienne. Quand le président Lula était arrivé au pouvoir, il avait mis une stratégie faim zéro. Cette stratégie portait sur une trentaine de programmes qui avaient un programme très important qu’on appelait projet d’achat d’aliments.

Alors la mesure d’intervention de ce projet est la suivante, l’Etat soutient l’agriculture familiale afin de dégager un surplus de production et ce surplus de production qui sera mis à la disposition des nécessiteux à travers les programmes d’assistance alimentaire ».
Il estime que le projet a été mis en œuvre à partir de 2012-2016 avec la FAO et le PAM avec le concours financier et technique de l’Etat du Brésil, c’était sur la base de discussion et négociation entre la FAO et le Brésil. Et le Brésil a injecté 1 766 000 dollars pour soutenir une phase pilote d’abord entre 2012-2016, ensuite de 2013 à 2016 une phase de consolidation. Il note que les résultats de ce projet ont été probants, ont été satisfaisants. Il a tenu à préciser que l’Etat a jugé nécessaire d’étendre ce projet au niveau du Sénégal dans 6 régions.

Togo, cantines scolaires pour 200.000 élèves

200.000 élèves du primaire devraient être en mesure de bénéficier de cantines scolaires dans les 5 prochaines années. Ils sont près de 90.000 depuis la mise en œuvre il y a près de 10 ans d’un programme de fourniture de repas gratuits.

Le financement est assuré par le projet de Développement communautaire et des filets sociaux (PDC+) avec l’appui du PAM (Programme alimentaire mondial) et de la Banque mondiale.

L’étude rendue publique jeudi fait le bilan du chemin parcouru depuis 2008 et planifie le développement du programme en soulignant l’exemplarité de l’opération qui fait appel aux agriculteurs locaux pour la fourniture des repas associé à une gestion communautaire à la base.

L’étude recommande également la création d’une Agence nationale d’alimentation scolaire.

Les cantines scolaires sont un filet de sécurité qui peut aider à soulager la pauvreté extrême et l’insécurité alimentaire dans les zones rurales et éloignées.

Offrir aux écoliers des repas gratuits favorise un meilleur taux de scolarisation, l’assiduité et l’attention pour un rendement plus efficace.

Des millions de repas sont servis chaque année dans plus de 300 écoles.

En terme d’impact, l’effet est positif sur les indicateurs scolaires et permet une amélioration de l’état de santé et de nutrition des élèves.

En outre, la fréquentation des établissements scolaires a bondi de près de 10%.

L’objectif est de parvenir très rapidement à une couverture nationale de plus de 20%.

Cantine bio Obama

Le programme manger sain dans les écoles de Michelle Obama est annulé

L’administration Trump a mis un frein à un programme initié par l’ancienne Première dame, Michelle Obama, pour promouvoir des repas plus sains dans les cantines scolaires avec moins de sel, de graisses et de sucre. Le département de l’Agriculture a expliqué lundi dans un communiqué que cette réforme donnera aux écoles américaines une «plus grande souplesse» et évitera aux enfants de jeter les aliments les moins appétissants servis dans le cadre de ce programme de santé publique. Le programme qui forçait les écoles à adopter de meilleurs standards nutritionnels pour bénéficier de subventions gouvernementales, dans le cadre d’une loi adoptée en 2012, faisait partie des accomplissements les plus remarqués de Michelle Obama. Cette initiative jugée cruciale contre l’obésité infantile mettait des restrictions sur les quantités de sel et les laits sucrés et imposait d’augmenter la quantité de céréales complètes dans les repas scolaires. Selon le département de l’Agriculture, ces exigences nutritionnelles ont coûté 1,2 milliard de dollars aux districts scolaires et aux Etats, sur les cinq dernières années.

cantine togo

Cantines au Togo : Un immense espoir de transformation sociale

L’éducation dispensée par l’école, sa fonction, son statut, sont et restent des éléments centraux du débat engagé en faveur d’une émancipation sociale.

Son rôle dans la formation des futurs citoyens en fait un instrument essentiel dans la formation des consciences et dans la détermination des modes de socialisation.

Apprendre, mais aussi apprendre à être, apprendre à faire.

L’éducation est un droit de l’homme, porteur d’un immense espoir de transformation sociale. La liberté, la démocratie, le développement humain durable reposent fondamentalement sur ce droit.

Le gouvernement fait d’importants efforts pour améliorer le système éducatif. On vient de le voir avec l’adoption de 30 mesures phares en faveur de l’enseignement.

Malgré tout, beaucoup d’obstacles demeurent.

Il en est ainsi des déperditions scolaires qui figurent au nombre des maux qui gangrènent le système.

Ce phénomène est d’autant plus pernicieux qu’en éjectant, de manière précoce, du système éducatif, une bonne partie des enfants, il provoque un énorme gâchis de temps et de ressources, réduisant ainsi, de manière drastique, les performances escomptées.

Mais des pistes novatrices de lutte sont engagées par les autorités togolaises depuis plusieurs années pour atteindre l’objectif de la scolarisation universelle.

L’une de ces innovations repose sur le développement des cantines scolaires avec la priorité donnée aux écoles des zones rurales, des zones présentant un déficit alimentaire ou un faible taux d’éducation et d’alphabétisation.

La création de cantines scolaires a permis d’augmenter les taux de scolarisation de manière significative.

On note ainsi un accroissement de 10% du nombre d’élèves dans les écoles bénéficiant de cantines et beaucoup plus d’assiduité. Les résultats de fin d’année l’attestent.

Cantines dans 304 établissements

L’objectif est de parvenir très rapidement à une couverture nationale de plus de 20%. Ce qui implique davantage de moyens et le concours des partenaires au développement car les investissements sont énormes.

Pour l’année scolaire 2016-2017, selon les chiffres officiels, 304 écoles dans 22 préfectures disposent de cantines scolaires. Ce qui représente 89.867 bénéficiaires. Rien que dans les régions des Plateaux et des Savanes, plus de 50.000 écoliers reçoivent des repas gratuits.

Les autres gagnants de ce projet, ce sont les agriculteurs. Les matières premières fournies pour la préparation des repas sont issues des producteurs locaux, à quelques kilomètres des établissements scolaires. C’est un autre volet intéressant de ce programme.

Cependant de nombreux problèmes persistent, notamment en terme de coordination et de formation.

Des difficultés qui pourront être surmontées grâce à l’assistance du PAM (Programme alimentaire mondial), qui vient de renouveler son aide pour les 15 prochains mois, et de la Banque mondiale

Côte d’Ivoire La fréquentation des cantines a un effet positif sur la scolarisation des enfants, selon Kandia Camara

La fréquentation assidue des cantines scolaires influence positivement la scolarisation des enfants, celle des filles en particulier, a affirmé, jeudi, la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Kandia Camara, lors de la célébration de la deuxième édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire.

L’extension et la pérennisation des cantines ont haussé le taux de réussite aux examens, le taux brut de scolarisation et la parité filles garçons, s’est félicitée Kandia Camara lors de la cérémonie qui se déroulait au magasin central des cantines scolaires, dans la commune de Yopougon, en présence d’un représentant de l’ambassade des Etats-Unis, de la représentante en Côte d’Ivoire de l’Union africaine, de celle du Programme alimentaire mondial et des partenaires du programme national des cantines.

Elle a souhaité que la célébration de cette journée serve à la mise en place d’un « cadre d’échange d’expériences pour aborder la question de façon solidaire afin que la famine ne contrarie pas l’offre éducative » d’autant plus que la Côte d’Ivoire a une longue expérience en la matière.

Selon la directrice des cantines scolaires, Karidia Koné Soukoulé, les indicateurs éducatifs pour l’assiduité dans les cantines ont évolué entre 2012 et 2015, de 96,7% à 98,5%, le taux de rendement scolaire de 62,6 à74,61%, la réussite au CEPE de 52,48% à 81,34%, l’abandon scolaire de 4,64 à 2,88% et la parité filles-garçons de 0,82 à 0,86%.

Sur six millions d’élèves, 1,1 million rationnaires prennent un repas chaud, équilibré et diversifié chaque jour dans les 5600 cantines sur le territoire national.

L’édition 2017 de la Journée africaine de l’alimentation scolaire portait sur le thème « Alimentation scolaire basée sur la production locale : investissons dans la jeunesse et les enfants afin de tirer profit du dividende démographique ». Le choix de ce thème s’explique par le fait que les cantines sont pourvoyeuses de revenus pour les organisations de femmes et fournisseurs de denrées locales, selon les organisateurs.

Des engins roulants (motos et tricycles), des matériels de production et de transformation, des kits de cuisine (…) d’une valeur de 200 millions de FCFA ont été distribués, aux meilleures organisations, cantinières et conseillers cantines par la ministre Kandia Camara.

Source : http://news.abidjan.net/

cantine Afrique

Congo : Alimentation scolaire : la commission de l’UA envisage de créer un réseau panafricain

Les participants à l’atelier de commémoration de la Journée africaine de l’alimentation scolaire ouvert le 1er mars à Brazzaville, par le ministre d’Etat chargé de la Construction, de l’Urbanisme, de la Ville et du Cadre de vie, Claude Alphonse Nsilou, comptent mettre en place un réseau panafricain de cantines scolaires.

Bien avant la création de ce réseau, les mécanismes locaux de coordination seront mis en place pour soutenir l’alimentation scolaire. Par la suite, le commissaire aux ressources humaines, science et technologie de l’Union africaine, Martial De-Paul Ikounga, va mener un plaidoyer auprès du Parlement africain et des ministres africains en charge des finances et de l’économie et ceux de l’agriculture afin qu’ils inscrivent cette initiative dans leurs agendas.

Cette année la journée a été célébrée sur le thème : « L’alimentation scolaire fondée sur la production locale : investissement dans la jeunesse et l’enfance pour tirer profit des dividendes démographiques ». La journée africaine de l’alimentation scolaire est destinée au partage d’expériences et à la démonstration selon laquelle l’alimentation scolaire apporte une réponse aux statistiques inquiétantes sur les faibles taux de scolarisation qui sont inversement proportionnels aux taux élevés de décrochage scolaire.

« Pour ceux qui sont accoutumés aux Objectifs de développement durable (ODD), il est bien de savoir qu’une alimentation scolaire réussie contribue également à l’atteinte des objectifs 1, 4, 5, 17 et à la réalisation du premier objectif de la STISA 2024 en même temps que le principe directeur 6 et l’objectif stratégique 2-c de la CESA 16-25 », a indiqué Martial De-Paul Ikounga.

En Afrique, outre la contrepartie financière des Etats, l’alimentation scolaire est sponsorisée par les partenaires tels que le PAM, la FAO, l’Unicef, l’IPHD, le FNUAP et la BAD. Pour soutenir cette initiative, le représentant du centre d’excellence, Daniel Baladan, a rappelé que : « le Congo a lancé sa politique nationale de l’alimentation scolaire (Pnas) avec l’objectif d’étendre les cantines scolaires dans toutes les écoles primaires et de faire des achats localement pour stimuler la production et développer l’économie des zones rurales ».

A l’horizon 2025, le Pnas veut assurer tous les enfants (bantous et autochtones) inscrits dans toutes les écoles de l’enseignement de base, une alimentation saine, équilibrée, durable, de bonne qualité et à base de produits locaux.

Par contre, selon le représentant du PAM au Congo, David Bulman, « une étude montre qu’un dollar investi dans l’alimentation scolaire au Congo génère un retour sur investissement de 9,6 dollars. Le programme couvre à peine 30% des effectifs ».

Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire chargé de l’alphabétisation, Collinet Makosso, a déploré le faible taux de couverture des écoles du pays en cantines scolaires. Il indique« Aujourd’hui, 943 écoles primaires sur près de 2000 que compte le pays sont pourvues en cantines scolaires, soit un effectif de bénéficiaires de 258.706 élèves sur un nombre total de 616.997 élèves ou une couverture d’environ 41,6%. Mais le Congo envisage d’atteindre 94% d’écoles d’ici à 2025 ». Il s’est, par ailleurs, souvenu de la merveilleuse expérience des internats autrefois installés dans les collèges et lycées.

Le ministre Collinet Makosso a tout de même signalé que le Congo a déjà commencé des expériences pilotes d’introduction de certains produits locaux comme le maïs, la pomme de terre, la patate douce, etc. Il a annoncé la création d’une direction de l’alimentation scolaire.

Enfin le ministre d’Etat, Claude Alphonse Nsilou, a réitéré pour sa part l’engagement de l’Etat à œuvrer davantage en faveur d’une alimentation scolaire de qualité et équilibrée en faveur des écoliers.

Rappelons que la journée africaine de l’alimentation scolaire a été instituée à Addis-Abeba (Ethiopie) par les chefs d’Etat de l’UA. Les délégations du Zimbabwe, du Sénégal, du Niger, de la Guinée-Bissau et du Congo ont été représentées à l’atelier de commémoration de la journée africaine de l’alimentation scolaire.

Fortuné Ibara
Source : http://www.adiac-congo.com/

Légendes et crédits photo :  Ces élèves prennent un repas très riche en nutriment dans une écoles de la place (adiac)

Guinée : Le PAM compte acheter 1.166 tonnes de riz pour les cantines scolaires

CONAKRY, (Xinhua) — Dans le souci de maintenir les enfants des familles pauvres dans les écoles guinéennes, le Programme alimentaire mondiale (PAM, agence onusienne) compte acheter cette année 1.166 tonnes de riz local en faveurs des cantines scolaires.

Selon une note d’information du ministère de l’agriculture publié vendredi, ce riz local sera acheté aux groupements des femmes étuveuses de Guinée, afin d’aider en amont cette junte féminine à prospérer dans les activités agricoles à travers le pays.

Le montant total pour l’achat de cette importante quantité de riz local est estimé à 5,6 milliards de francs guinéens, soit plus de 800.000 dollars.

Il est certain que cette dynamique d’achat de produits alimentaires locaux par le PAM, tel que conseillé par le gouvernement sera renforcée. Dans ce cadre, le PAM continuera à accompagner les efforts du gouvernement pour accélérer l’atteinte de l’objectif Faim Zéro et le développement inclusif durable.

Les premiers groupements de femmes qui bénéficieront de cette action sont l’union des groupements d’étuveuses de Guéckédou composée de 156 membres dont 18 hommes et l’union des groupements d’étuveuses de Koulé, composée de 15 groupements avec 355 membres dont 288 femmes.

Plus de 1.605 écoles bénéficient des programmes de cantines scolaires à travers tout le pays.