Présentation de l’animation pédagogique « Les Toqués du Goûter »

Le 4 avril dernier nous avons enfin testé notre animation pédagogique « Les Toqués du Goûter » à la Maison de l’Enfance du 8ème arrondissement de Lyon. Un véritable succès auprès des enfants, des animateurs et des partenaires qui laisse présager d’autres goûters responsables à venir !

Pour le pilote des « Toqués du Goûter », nous avons choisi d’intervenir dans le 8ème arrondissement de Lyon. Ce choix n’était pas anodin puisque la Maison de l’Enfance se trouve à proximité d’un hôpital du groupe Ramsay Générale de Santé,  dont la Fondation d’entreprise est partenaire de la création de cette animation de sensibilisation et de prévention.

A 14h nous avons rassemblé les 21 enfants du groupe des 8/9 ans pour leur distribuer les toques de cuistots et leurs magnifiques tabliers en tissu wax multicolores. Ces derniers viennent directement de Guinée et ont été confectionnés par des jeunes couturiers.ères en situation de handicap, diplômés du Centre Konkouré Guinée Solidarité dont Cantines.org finance la cantine scolaire.

Une fois en tenue nous avons expliqué les règles du jeu à nos apprentis chefs :

Constitués en 5 équipes, ils doivent participer et remporter les épreuves correspondantes à un élément d’un goûter responsable : équilibré, bio, local, de saison et équitable. Chaque équipe tourne sur chaque atelier thématique. Quand une équipe réussit une épreuve, elle remporte un morceau du puzzle qui, une fois assemblé, deviendra le menu du goûter. Attention, il faut pouvoir déchiffrer ce menu pour avoir le droit de goûter, c’est donc un travail collaboratif avec tous les participants !

Les ateliers sont conçus en deux phases, une phase explicative durant laquelle l’animateur.trice explique les notions de base de son thème, puis une phase de jeu où les enfants mettent en action ce qu’ils viennent d’écouter.

Les ateliers

L’équilibre alimentaire : Les enfants doivent reconstituer la pyramide avec les images des produits correspondants aux différentes familles d’aliments. Cet atelier fut animé par Madame Maëva Taulelle, Diététicienne-Nutritionniste. Une vraie chance pour les enfants qui ont pu obtenir des réponses précises à leurs questions sur l’alimentation !

 

L’agriculture biologique : Le but est d’identifier les comportements issus de la culture et de l’élevage biologique à travers un photolangage. Nous avons assisté à des débats enflammés et très intéressants entre les enfants avec des réflexions du type : « – les poules sont mieux en cage parce qu’elles sont à l’abri des renards. – Oui, mais toi tu aimerais habiter toute ta vie dans une cage ? »

 

 

Le locavore : Epreuve d’habilité, il faut faire le moins de kilomètres possible en lançant les palets sur la cible des distances à parcourir entre la maison et le producteur.

 

 

Les fruits et légumes de saison : c’est là que les tabliers interviennent ! Chaque groupe fabrique son propre jus avec les produits de saison à l’aide d’un extracteur de jus. Cet atelier a été animé par M. Antoine Bret, épicier de l’établissement bio et éthique lyonnais « Un grain dans le Grenier ». En plus de leur expliquer les fondements d’une agriculture raisonnée, il a aidé les enfants à mélanger pommes, oranges, carottes ou…betteraves !

 

 

Le commerce équitable : Les enfants tiennent un morceau de ficelle relié à un panier qui contient trois cabosses de cacao. Ils doivent se coordonner pour manier le panier et faire tomber les cabosses dans des corbeilles qui représentent la transparence, les bonnes conditions de travail des agriculteurs et le respect de l’environnement. Trois objectifs clés du commerce équitable qui doivent être visés par les producteurs, les distributeurs et les consommateurs.

Il semblerait que les enfants lyonnais soient doués, car ils ont bien mangé 🙂 Au menu : fromage local, pain aux céréales bio, chocolat équitable et jus de fruits et légumes de saison fabriqué par les enfants eux-mêmes. Le plus important pour nous est qu’ils ont été en mesure de restituer collectivement les savoirs acquis sur cette animation lors du debriefing final.

Les animateurs de la Maison de l’Enfance et les participants extérieurs ont tous donné un retour très positif sur la valeur pédagogique et ludique de l’animation. De quoi nous encourager à l’améliorer grâce aux retours collectés sur ce pilote et à proposer cet outil à d’autres structures éducatives et de loisirs !

 

Conférence sur les cantines scolaires bio et locales le 23 mars

Dans le cadre des Rendez-vous éco-citoyens du C2D (Conseil de Développement Durable) est organisée le vendredi 23 mars 2018 à 19h, dans l’amphithéâtre du siège de Perpignan Méditerranée Métropole à Perpignan, une conférence intitulée : « Mettre en place une cantine scolaire bio et locale ». Elle sera animée par Edouard CHAULET, maire de Barjac (Gard), qui a mis en service la première cantine de ce type en France et a apporté son témoignage dans le film : « Nos enfants nous accuseront », ainsi que Nicolas MADET, directeur de la cuisine centrale de Bègles (Gironde), qui y propose un double menu, avec ou sans viande, et s’engage également dans un passage au bio et local. Entrée libre et gratuite.

En plein cœur de la 13ème semaine pour les alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars 2018, le thème de la conférence proposée vient faire écho à ces questions particulièrement sensibles sur notre département : quelle agriculture voulons-nous développer sur notre territoire, quelle alimentation souhaitons-nous promouvoir auprès de nos enfants ? Elle s’inscrit dans le programme des événements proposés par le collectif « Alternatives aux pesticides 66 » qui organise la semaine dans le département. A travers les témoignages d’Edouard CHAULET et Nicolas MADET peuvent se dessiner des perspectives pour renforcer une filière bio et une distribution agroalimentaire à travers les circuits courts déjà très présentes sur notre territoire.

A propos du C2D
Le Conseil de Développement Durable (C2D) a été créé par délibération du Conseil de Communauté du 31 mars 2016. Instance de démocratie participative émanant de la communauté urbaine, cet organisme composé d’une centaine de membres issus de la société civile, vise la coopération locale, la participation et l’engagement citoyen.

Répartis en 3 catégories : représentants intercommunaux, référents communaux et consultants experts associés, ses membres sont en particulier associés au Projet de Territoire et à la démarche Agenda 21 Local France. Leur troisième cahier de préconisations citoyennes pour le développement durable est accessible sur www.perpignanmediterraneemetriopole.com. Le C2D est présidé par Henri GOT, ancien Président de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), docteur en hydrogéologie et en géologie marine.

Gironde : des barquettes végétales dans les cantines

Le plastique, c’est fini ! En Gironde, six communes au nord de l’agglomération bordelaise vont remplacer les barquettes en plastique par des barquettes végétales et compostables.

Le plastique, ce n’est pas fantastique. En plus de polluer, il serait aussi mauvais pour la santé. Des centaines de substances toxiques entrent en effet dans la composition du plastique comme les bisphénols ou encore les phtalates, classés comme perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils ont un effet négatif sur le système hormonal entraînant notamment des problèmes au niveau de l’appareil reproducteur. Jouets, emballages alimentaires, matériel de cuisine… Le plastique se trouve partout. Dans la restauration collective, on le retrouve notamment dans les barquettes. Or, selon plusieurs spécialistes, le chauffage de celles-ci entraînerait la migration de ces substances chimiques dans les aliments.

En Gironde, six communes vont, par mesure de précaution, supprimer les barquettes en plastique. La solution ? Les remplacer par des barquettes fabriquées à 100% en fibre végétale. Le Sivom (Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple) du Haut-Médoc, qui regroupe les communes de Blanquefort, Bruges, Le Pian-Médoc, Le Taillan-Médoc, Ludon-Médoc et Parempuyre, va doter les cantines des 35 écoles de ces villes de ces barquettes écolo et plus saines d’ici à la fin du mois de juin. « Nous utilisions jusqu’à présent des barquettes en plastique à usage unique, sans phtalate ni bisphénol, et recyclables à 70 %. Mais nous souhaitions aller plus loin, car si le plastique est coupé, il peut toujours y avoir des nanoparticules dangereuses pour les aliments qui se dégagent », a expliqué Béatrice de François, présidente du Sivom et maire de Parempuyre, à 20 Minutes. « C’est une étape supplémentaire que nous franchissons », a-t-elle ajouté. Dans les cantines, 22% de produits bio sont servis. L’huile de palme a été bannie et la lutte contre le gaspillage alimentaire engagée.

 Des barquettes végétales et compostables

La société Ansamble, délégataire du Sivom, a confié à Cellulopack, située à Castelsarrasin (Tarn et Garonne), le développement d’un process d’élaboration de barquettes 100% végétales. La fibre végétale utilisée provient de l’usine International Paper implantée à Saillat, en Haute-Vienne. Après usage, ces barquettes sont compostables. Une fois broyées, elles se transforment en compost en quelques semaines. Cette étape sera effectuée par l’association Les Détritivores, sur le site de Darwin à Bordeaux, et le compost sera proposé aux maraîchers locaux, précise 20 Minutes.

À Bordeaux, le maire Alain Juppé s’est également résolu à supprimer la vaisselle en plastique dans les cantines scolaires de la ville. Plusieurs conseillers municipaux d’opposition et des parents bordelais avaient dénoncé le risque d’une migration de substances chimiques du plastique vers les aliments. Toutefois, des analyses commanditées par la ville n’avaient détecté « aucun impact sur les activités des hormones ».

Marine VAUTRIN

Source : http://actualites.reponse-conso.fr

Don de la Fondation Ramsay Générale de Santé

Le 30 janvier dernier, nous avons eu l’honneur et le plaisir de recevoir un chèque de 15 000 € de la part de la Fondation Ramsay Générale de Santé, dans leur établissement hospitalier d’Antony. Cette somme a été récoltée par les salariés du groupe dans toute la France lors de l’opération #1 pas1don.

Un demi tour du monde, soit près de 21 300 km, c’est la distance qu’ont parcourus pendant 72h les salariés des établissements Ramsay Générale de Santé dans toute la France. Pendant trois jours, ils ont participé, à l’aide d’une application mobile, à l’opération #1pas1don lancée dans le cadre des 72h Génération Prévention. Pour chaque kilomètre parcouru, la Fondation s’engageait à reverser 1€, qu’ils ont finalement doublé après le succès de l’événement.

Avant l’opération, l’ensemble des salariés a voté pour élire deux associations bénéficiaires, Cantines.org en fait partie !

Le 30 janvier dernier, le Président de Cantines.org Olivier LIENARD, a donc reçu un chèque de 15 000 € des mains de Sylvie ARZELIER, secrétaire générale de la Fondation, en présence d’Alexandre Breil, directeur de l’Hôpital privé d’Antony et du pôle Ile de France Sud.

La prévention comme moyen d’action

Le choix de Cantines.org comme association bénéficiaire de l’opération s’inscrit directement dans la mission de la Fondation Ramsay Générale de Santé, qui œuvre dans le domaine de la prévention des comportements à risque :

« Forte de l’expertise des personnels soignants et des médecins partenaires des cliniques et hôpitaux privés Ramsay Générale de Santé, la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé s’est fixé une mission : développer la prise de conscience et générer le passage à l’acte d’un maximum de Français pour adopter les bons comportements en matière de prévention santé. Elle s’engage auprès de toutes les générations pour que chacun puisse « mieux grandir et bien vieillir », « être mieux diagnostiqué », « mieux vivre avec sa maladie et éviter les rechutes ». »(Site Fondation Ramsay Générale de Santé)

L’argent récoltée va permettre à Cantines.org de continuer à mener des actions de sensibilisation en faveur d’une alimentation plus responsable, en milieu scolaire et péri-scolaire notamment. Pour répondre à cet objectif, nous sommes en train de créer une animation ludique à destination des établissements éducatifs et de loisirs. L’objectif est de leur fournir, clé en main, un outil leur permettant d’aborder les thèmes de l’équilibre alimentaire, de l’agriculture biologique, du concept « locavore » et de la consommation éthique.

Autre volet important de notre action, nous finançons cette année encore la cantine scolaire de notre partenaire en Guinée, le Centre Konkouré – Guinée Solidarité. Cette association agit pour l’insertion socio-économique de jeunes en situation de handicap issus de familles très vulnérables. En les formant à la couture, à la mécanique et à la broderie, ils participent à sortir ces jeunes de la mendicité, en leur (re)donnant confiance en leurs capacités d’être intégrés professionnellement à la société guinéenne. La cantine scolaire du Centre offre aux élèves et à l’équipe un déjeuner composé de produits locaux et frais préparés par Batouli et Kadiatou.

Des valeurs partagées avec la Fondation Ramsay Générale de Santé

Nous avons à cœur faire connaitre aux enfants, aux parents, aux éducateurs, et aux acteurs politiques et institutionnels, qu’un autre mode de consommation alimentaire est possible !

Pour ce faire, nous rejetons les discours culpabilisant stériles et contres productifs. Il n’y a pas de vérité, mais uniquement des choix de consommation et d’alimentation selon les envies, possibilités et connaissances de chacun. Notre action se veut ludique et accessible à tous.

Encore un énorme merci à la Fondation Ramsay Générale de Santé et à ses salariés qui se sont mobilisés et nous ont choisis pour bénéficier de cette action !

Firminy veut produire les fruits et légumes de ses cantines scolaires et Ehpad

Et si Firminy produisait ses fruits et légumes pour les cantines scolaires et Ehpad de la ville ? Le projet d’une régie agricole municipale est à l’étude cette année. La commune de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes a réussi le pari depuis déjà plusieurs années, elle explique le fonctionnement de cette régie à France Bleu Saint-Etienne-Loire.

Une parcelle et des agriculteurs

La commune de Mouans-Sartoux a commencé, il y a quelques années, par acquérir une parcelle de quatre hectares. Un agriculteur a été mobilisé pour faire pousser les fruits et légumes et la mayonnaise a tout de suite pris. En 2017, 24 tonnes de légumes ont été récoltées. Pour fournir les trois cantines scolaires de la ville, la parcelle a été agrandie et trois fonctionnaires de plus ont été embauchés.

La régie agricole de Mouans-Sartoux arrive ainsi à fournir 1.000 repas par jour, du 100% bio et local. Pour rentabiliser au maximum la récolte, les surplus de légumes d’hiver et d’été sont congelés. La ville répond à 85% des besoins en légumes des cantines, elle espère atteindre prochainement les 100%.

La commune de Mouans-Sartoux assure ne pas avoir de surcoût. Le coût des salaires des agriculteurs est compensé par l’économie réalisée sur les fruits et légumes.

Firminy a déjà sa parcelle

Firminy veut donc se baser sur ce modèle pour créer sa régie agricole. Une parcelle, sur les hauteurs de la ville, a déjà été choisie assure le maire. Le projet va désormais être étudié par des étudiants ingénieurs de l’Institut supérieur d’agriculture et d’agroalimentaire Rhône-Alpes :« ils vont nous dire comment sont les sols pour produire et ils vont nous faire une analyse sanitaire, réglementaire et technique », explique Marc Petit, qui prendra une décision cette année.

Le maire, très enthousiasmé par son projet, espère ainsi pourvoir fournir les fruits et légumes des deux cantines scolaires de la ville (soit environ 350 repas par jour) et des trois maisons de retraite.

Source : https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/

Dix villes européennes étudient les cantines 100 % bio de Mouans-Sartoux

Du lundi 19 au jeudi 22 février 2018, la ville de Mouans-Sartoux (06) et la Mead (Maison d’éducation à l’alimentation durable) accueillent élus et techniciens de dix villes européennes (1)  membres du réseau Urbact-Agri Urban  pour un échange transnational. Au programme : partage d’ expérience en matière de cantine bio, de préservation des terres agricoles dans les documents d’urbanisme, d’aide à l’installation des agriculteurs, d’éducation des citoyens à l’alimentation durable et aux enjeux économiques de l’alimentation durable sur le territoire.

 

Le projet Urbact-Agri Urban repense la production alimentaire dans les petites et moyennes villes, celle-ci y jouant un rôle économique majeur en termes d’emplois, de PIB et de durabilité environnementale. Et par conséquent influe sur la création d’emplois. Le réseau aborde des initiatives liées aux circuits courts de production et de consommation, d’accès à la terre et à l’emploi pour les jeunes en agriculture, aux politiques de formation et au soutien à l’inclusion de nouveaux producteurs, à l’agriculture urbaine, aux produits biologiques ou à la réglementation urbanistique des terres agricoles.

 

(1) Baena et Mollet Del Vallès (Espagne), Fundão (Portugal),  Monmouthshire County Council  (Grande-Bretagne),  LAG Pays des Condruses (Belgique), Södertälje (Suède), Jelgava (Lettonie), Petrinja (Croatie), Pyli (Grèce), Cesena (Italie).

De la viande locale bio dans les assiettes des collégiens

La ferme de l’Étang Fourchu de Florimont accueillait ce mercredi les élus départementaux dans le cadre de l’opération « Au pré de la ferme », à l’initiative de l’association nationale Agrilocal.

« Je suis fier que les élèves des cantines mangent de la viande de qualité », affiche fièrement Thomas Stampfli sur la devanture de sa boutique, au moment de s’adresser aux élus départementaux. Comme neuf autres producteurs du Territoire de Belfort, le jeune exploitant participe à l’action de la plateforme Agrilocal90, qui valorise les circuits courts et permet aux restaurations collectives (collèges, lycées base militaire, Ehpad) de se fournir en produits locaux.

Entretenir les liens entre producteurs et acheteurs

Créée en 2015 selon une initiative nationale, Agrilocal met en relation les agriculteurs et les établissements locaux. Fruits et légumes, produits laitiers, viandes et poissons viennent ainsi garnir les assiettes des cantines de neuf collèges du Territoire de Belfort. Dans ce contexte, la plateforme a décidé d’organiser plusieurs visites d’élus dans les exploitations locales, dans le but de créer des échanges entre acheteurs et producteurs.

Des produits de qualité

« Agrilocal90 est un outil pratique d’utilisation pour les consommateurs », confie la vice-présidente en charge de l’environnement Marie-Claude Chitry-Clerc, présente mercredi à la ferme de l’Étang Fourchu. « La ferme de Monsieur Stampfli illustre parfaitement ce que nous voulons mettre en valeur, à savoir une production locale de qualité, comme ses races à viande bio », poursuit-elle.

Entre 2015 et 2017, la quantité de produits alimentaires commandée sur Agrilocal a plus que doublé. À Florimont, Thomas Stampfli a livré près d’une dizaine de vaches limousines aux cantines scolaires du Territoire, en sachant qu’une bête correspond environ à 300 000 repas servis. Et l’exploitant devrait encore accroître sa collaboration avec les élus locaux.

« Notre plateforme participe au développement de l’économie circulaire du Territoire, mais aussi à la préservation de l’environnement, puisque la ferme de Florimont se situe en zone Natura 2 000. À terme, l’objectif est de poursuivre cette dynamique de montée en puissance d’Agrilocal dans le département, notamment pour le maraîchage », se félicite Marie-Claude Chitry-Clerc.

Beaucoup de produits vendus sur la plateforme sont issus de l’agriculture biologique. Un indicateur de poids pour les restaurations collectives, qui souhaitent développer ce partenariat au maximum. Une autre visite d’élus est prévue dans le cadre de l’opération « Au pré de la ferme ». Elle aura lieu mercredi 14 mars à la pisciculture du Moulin, à Delle.

Source : https://www.estrepublicain.fr/

Les cantines scolaires de Chambray-les-Tours passent au 100% Bio

A Chambray-les-Tours, on ne faisait des repas Bio dans les cantines que du bout des lèvres. Depuis le 1er janvier 2018, la mairie a décidé d’accélérer le passage au 100% Bio.

 

La ville de Chambray-les-Tours se met au 100% Bio pour la restauration collective. Depuis le 1er janvier, toutes les cantines scolaires sont bio et d’ici 2020 la commune va aussi construire une cuisine centrale bio. Chambray est aujourd’hui la première commune d’Indre et Loire à ne servir que des repas bio à ses 850 élèves.

C’est le géant de la restauration collective SOGERES qui a emporté le marché des cantines scolaires pour 3 ans. Son cahier des charges: amener un chef-gérant, faire du bio à 80%, des produits frais à 80%, élaborer des menus spécifiques  pour les écoles et les crèches, manager et former les personnels.

Dans les écoles de Chambray-les-Tours, tout semble baigner dans l’huile. C’est l’heure du déjeuner à la cantine de l’école Claude Chappe à Chambray et on ne peut pas dire que les petits de CM2-CM1 aient mauvais appétit.

« On mange du céleri, avec des lentilles et de la viande, du fromage, une pomme, et un amuse-bouche. C’est très bon » des enfants de CM2-CM1 lors du repas de midi vendredi 26 janvier

La cuisine du chef-gérant de la SOGERES Ludovic Souchaud n’est pas encore à 100% Bio, il a pour objectif d’y arriver d’ici trois ans: « Tout est d’origine française, le potiron vient de Bretagne, le veau vient de l’Allier, les pommes de Touraine ». Si la SOGERES ne fait pas entièrement appel aux producteurs Bio de Touraine c’est parce que la filière n’est pas suffisamment structurée pour tirer les prix. Car bien évidemment, le choix du bio a un coût. Le prix d’un repas revient à 8,00 euros à la commune de Chambray. Mais Christian Gatard, son maire, affirme que les parents ne paient pas plus qu’avant, soit de 2,35 euros à 3,05 le repas selon le quotient familial.

« Si le prix de revient des repas bio à Chambray est élevé c’est en réalité parce que nous avons 4 restaurants scolaires à charge. C’est pour cela que nous envisageons de construire une cuisine centrale. Elle nous permettra d’optimiser les coûts. » Christian Gatard, le maire de Chambray

La future cuisine centrale de Chambray-les-Tours annoncée par le maire nécessitera un investissement de 2 millions 200 mille euros. Les travaux débuteront en 2019, elle pourrait être opérationnelle fin 2020

Source : https://www.francebleu.fr/

Encore trop peu de produits locaux et bio dans nos cantines

Organisé par la Frab (Fédération régionale des agriculteurs biologiques), un colloque s’est tenu jeudi dernier, à Vannes, sur le thème du « bio et local à la cantine ; ils l’ont fait, pourquoi pas vous ? ». La part du bio dans la restauration collective n’est encore que de 3 % en France, bien loin de l’objectif de 20 % en 2022. Les circuits courts restent l’exception pour s’approvisionner. Au grand dam de Joël Labbé, le sénateur écologiste du Morbihan, qui participait à la table ronde du matin : « En 2030, il faudrait que l’essentiel de l’alimentation consommée sur un territoire soit produite sur ce territoire. Certains disent que c’est une utopie. En fait, c’est une nécessité ». Et Jean-Paul Gabillard, maraîcher bio près de Rennes, d’ajouter : « Il faut aussi que les animaux mangent des aliments produits sur le territoire et non pas importés ». Plusieurs initiatives locales ont été mises en avant, comme le Projet alimentaire territorial du Finistère, qui a été labellisé en 2017. Il vise à favoriser la consommation de produits de qualité par l’ensemble de la population, à commencer par les collégiens, dont Département a la charge. Dans le pays de Vannes, un Défi cuisine a été lancé pour accompagner, pendant un an, quatre restaurants collectifs sur cette voie.

Source: Le Télégramme

Dans les Alpes-Maritimes, la cantine bio qui a convaincu les enfants

Alors que le gouvernement prépare une loi pour introduire, dans les menus de cantines, 50% de bio et de local d’ici 2022, le restaurant scolaire de l’école Aimé Legall, à Mouans Sartoux, est 100% bio depuis 5 ans. Avec de vrais cuisiniers pour faire un millier de repas par jour, sans ruiner les parents.

A Mouans Sartoux, à l’heure du repas, dans le brouhaha de la cantine de l’école Aimé LeGall, on entend de drôles de choses. Comme cette fillette, qui explique :

J’aime les épinards : tu manges, et ta langue elle te donne des goûts

A Mouans Sartoux, le plateau repas du jour
A Mouans Sartoux, le plateau repas du jour © Radio France / Béatrice Dugué

Depuis cinq ans, la cantine propose des repas 100% bio, quitte à cuisiner, parfois, 42 kg de blettes pour le gratin du jour.

Le plateau du jour...rendu vide
Le plateau du jour…rendu vide © Radio France / Béatrice Dugué

Michelle, cantinière depuis de longues années, confirme : « On jette dix fois moins, avant je me souviens c’était une horreur! »

Gilles Pérole, adjoint au maire, artisan de ce passage au bio, explique :

« On est à 2,04€ de coût aliment. Acheter du bio, même si ça coûte plus cher, conduit à rechercher des sources d’économies très vertueuses (…) Nous, pour financer le bio, on était à 145 grammes de gaspillage alimentaire par repas en 2010, on en est aujourd’hui à 30 grammes et le delta, ce sont ces 10% [qui permettent d’acheter bio] »

Dans toutes les cantines de France, on jette un tiers de ce qu’on produit

A Mouans Sartoux, le jardin communal fournit les légumes de la cantine scolaire
A Mouans Sartoux, le jardin communal fournit les légumes de la cantine scolaire © Radio France / Béatrice Dugué

Les produits du jardin

La totalité des produits cuisinés dans cette cantine sont régionaux, et les légumes viennent du jardin communal, cultivé par le maraîcher, Sébastien Jourde : mâche, chou chinois, poireaux, céleri, blettes, etc… légumes qui ont en général peu de succès chez les enfants : « C’est une éducation au goût. Les enfants viennent sur le domaine, participent parfois aux plantations aux récoltes ».

Du coup, un lien se crée entre les légumes et l’enfant : une fois qu’ils l’ont dans l’assiette, ils se rappellent le moment où ils l’ont récolté, planté. Ça facilite au moins le fait de goûter le légume

Les enfants se familiarisent même avec les légumes qui, d'ordinaire, ont peu de succès dans les assiettes de la cantine
Les enfants se familiarisent même avec les légumes qui, d’ordinaire, ont peu de succès dans les assiettes de la cantine © Radio France / Béatrice Dugué