Dans les cantines de Faches-Thumesnil, la chasse au gaspi, ça marche

Tinténiac. La chasse au gaspi dans les cantines est lancée

Mardi, une trentaine de personnes étaient présentes au lancement, par le Smictom, d’un programme de réduction du gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires.

L’objectif est ambitieux : diminuer de 30 % le gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires. Mélanie Bougeard a présenté les grandes lignes du projet. Il est mis en place dans les deux Smictom (Syndicat mixte de traitement et de collecte des ordures ménagères) d’Ille-et-Rance et des Forêts, dès ce mois-ci.

33 cantines sur 55

Sur les 55 restaurants scolaires recensés dans les deux territoires, 33 ont répondu favorablement. Ils ont été divisés en deux groupes pour des actions qui vont se dérouler en six phases, pendant huit mois environ.

La première étape va permettre de déterminer la faisabilité ; la deuxième concernera des pesées pendant trois semaines : restes de préparation, des plats, du pain… La troisième consistera à faire un diagnostic du fonctionnement de la cuisine avec un accompagnement des enfants. Des nouvelles pesées seront effectuées.

Source : http://www.ouest-france.fr/

Halte au gaspillage alimentaire à la cantine

Les élèves de 6e et 5e du collège Eugène-Delacroix sont sensibilisés au gaspillage alimentaire. Quelques habitudes sont à changer.

Pourquoi tant de gaspillage dans les cantines scolaires ? C’est ainsi qu’à l’initiative du CIAS de la Communauté de communes du canton de Valmont, Julie Bourdet-Lacabanne, animatrice du tri, s’est rendue au collège Eugène-Delacroix afin de rencontrer les élèves de 6e et 5e. « Mon but est de les sensibiliser au gaspillage alimentaire et de mesurer à quel point les pertes alimentaires sont importantes. En effet, la moyenne nationale pour les collégiens est de 170 g/plateau par personne et par repas. Le but est de leur faire prendre conscience de ce gâchis et ainsi de passer à 90g/plateau ».

Quelques habitudes sont à changer afin de réduire ce pourcentage de perte et notamment apprendre aux élèves à se responsabiliser par rapport à cela. Cette sensibilisation s’inscrivait dans le cadre d’un projet d’éducation à la santé et à la citoyenneté. Ainsi, tous les matins, Julie a rencontré toutes les classes de 6e et 5e afin de les sensibiliser au gaspillage au travers d’une exposition, d’un film sur le gaspillage « de la production à l’assiette », de débats, de questionnaires et l’élaboration d’une affiche avec un slogan.

Un « gachimètre » à pain

Afin de rendre plus cohérents ses propos, elle a partagé le repas du midi avec les collégiens pour leur faire prendre conscience que certains déchets mis à la poubelle auraient pu être mangés tels les légumes, le pain… « Ce gaspillage peut s’observer aussi lors du service, certains aliments sont servis en trop grande quantité et peu d’élèves arrivent à finir leur assiette ! »

En attendant, l’animatrice a lancé un défi aux élèves en mettant en place un concours de la classe qui produit le moins de déchets. Courant novembre, un chalet de compostage sera mis en place ainsi qu’un « gachimètre » à pain, vitrine qui permettra de mesurer le nombre de morceaux de pain jeté en une semaine !

Source : http://www.paris-normandie.fr/

Dans les cantines, mieux manger pour moins gaspiller

Depuis 2013, le foyer des jeunes travailleurs Escale et habitat a entamé des démarches pour une restauration durable. Avec 60.000 repas servis en 2015, l’objectif pour 2017 est de 100.000 repas servis dans la gestion des déchets et de lutte contre le gaspillage alimentaire. « Si on mange mieux, on gaspille moins et en servant 100.000 repas par an, on ne peut pas ignorer le gaspillage alimentaire. C’est un geste citoyen », assure Benoit Morin, directeur du foyer. Pour ce faire, l’équipe a totalement changé ses habitudes. Épluchures compostées, emballages triés, de dix sacs poubelles de 100 litres par jour, ils en utilisent deux actuellement.

Le plaisir de cuisiner retrouvé

En cuisine, fini les sauces toutes prêtes, les pommes de terre surgelées et les conserves, on retrouve des produits frais et de saison à travailler, pour le plus grand plaisir des cuisiniers : « J’ai redécouvert et réappris mon métier », explique le chef cuisinier Cyrille. A quelques exceptions près, « on propose du poisson tous les jours mais il n’y a pas de pêche le week-end alors le poisson du lundi est surgelé et frais le reste de la semaine », intervient Benoit Morin et d’ajouter : « Nous sommes l’exemple qu’on peut améliorer la qualité et faire des économies car cela revient très cher d’acheter du tout prêt. » Dans le self aussi il y a du changement : les entrées ne sont pas assaisonnées pour qu’elles se conservent mieux, le pain est en fin de service et en plus petits morceaux, plus de sachets de sucre mais des sucrières sur les tables. Le cabinet Empreintes culinaires les accompagne, à raison d’une journée par semaine, pour construire les menus tant visuellement que gustativement, prévoir la fréquentation, suivre les commandes, organiser le travail, etc. « Aujourd’hui, ce sont de vrais cuisiniers qui épluchent, fricassent, rissolent, coupent », déclare le président du foyer des jeunes travailleurs.
Toujours dans l’optique de s’améliorer en la matière, l’équipe compte réaliser un clip vidéo de sensibilisation au gaspillage alimentaire qui serait envoyé aux scolaires avant leur passage dans l’établissement. Le gaspillage de l’eau fait aussi partie des préoccupations du foyer des jeunes travailleurs qui envisage de se servir au verre plutôt qu’au pichet. En adaptant les quantités et le matériel, en sensibilisant le personnel et les convives, en travaillant des produits frais, une étude menée en juin dernier prouve qu’Escale et habitat est sur la bonne voie avec une moyenne de 52,5 g de gaspillage alimentaire par plateau contre 120 g dans le primaire, 185 g dans le secondaire, 264 g dans les établissements médico-sociaux et de santé et 125 g en entreprise. Exemple à suivre donc.

Élimination des déchets des cantines : et si on jetait nos restes aux poules ?

L’agglomération de Saint-Omer (CASO) compte bien mener une expérience en matière d’élimination des déchets dans les écoles : elle invite trois communes à monter un poulailler dans leurs écoles à des fins pédagogiques et environnementales.

Les déchets de la restauration scolaire sur le territoire de la communauté d’agglomération de Saint-Omer (CASO) sont en partie traités grâce à des composteurs mécaniques quand les établissements comptent 250 à 600 couverts journaliers. Mais l’agglomération se verrait bien suivre une préconisation de l’ADEME (agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie) qui recommande la mise en place de poulaillers dans les écoles primaires et maternelles. Mais pour qu’un projet soit réalisable, il doit être partagé par l’école, la mairie et l’agglomération. La CASO propose donc à ses communes adhérentes une expérimentation avec un test sur trois d’entre elles.

Quatre poules minimum par école

«  Le coût d’un poulailler équipé est estimé à 700 € et une poule pondeuse entre 10 et 30 € selon la race choisie  », a expliqué Jean-Pierre Leclercq, vice-président en charge de l’environnement, ajoutant que quatre poules minimum seront nécessaires par école.

Les intérêts « vendus » par la CASO sont multiples : l’aspect pédagogique autour de la vie dans le poulailler, son entretien, la responsabilisation des élèves, la lutte contre le gaspillage alimentaire, etc. ; et l’exemplarité en matière de gestion des déchets pour la mairie. Reste maintenant aux communes et écoles candidates à se faire connaître. Il y a aussi des subventions à picorer au niveau de l’ADEME.

Source : http://www.lavoixdunord.fr

Le gaspillage de nourriture coûte cher à la cantine et au climat

Le gaspillage dans la restauration collective représente près de 15% du coût d’achat des aliments et 17% des émissions de gaz à effet de serre, selon une étude de l’Ademe. Les légumes, les viandes, les poissons et les œufs sont les plus jetés.

Le gaspillage de nourriture coûte cher à la cantine et au climat

Dans la restauration collective (établissements scolaires, hôpitaux et maisons de retraite, collectivités et entreprises), 540.000 tonnes de nourriture terminent chaque année dans la poubelle en France. Soit plus d’un million de repas perdus, prévient l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans une étude parue le 21 septembre. L’Ademe a quantifié l’impact environnemental et économique de ce gaspillage.

Cette étude a été menée dans douze cantines collectives en région Rhône-Alpes, de février 2015 à mai 2016. Elle conclut, en moyenne, que 17% des aliments achetés sont jetés représentant 14% de leur coût d’achat et 17% des émissions de gaz à effet de serre (GES) produites pour un repas. Ce qui équivaut, en moyenne, à 113 g de pertes et 452 g équivalent CO2 émis par repas.

Les pertes et le gaspillage d’aliments représentent un coût de 0,27 euro par repas, et même 0,68 euro en prenant en compte le temps passé par le personnel de cuisine, l’énergie consommée pour préparer les plats, la gestion des déchets issus de ce gaspillage, etc.

L’Ademe a calculé, pour un hôpital qui sert 1.700 repas par jour, un coût de près de 193.000 euros par an. Tandis que pour un collège, qui sert 300 repas pendant 145 jours par an, la facture atteint 13.000 euros.

Ce sont les légumes qui représentent 40% des restes, suivis par la viande, le poisson et les œufs (20%), précise l’Ademe. Soit 60% de l’assiette perdus et 50% du coût de la préparation du repas. Les viande/poissons/œufs totalisent à eux seuls 77% des émissions de GES, contre 6% pour les légumes ou céréales notamment.

Calibrer les quantités produites

Ces résultats montrent « le fort potentiel de la catégorie d’aliments viande/poisson/œufs pour limiter les pertes financières et les impacts environnementaux en termes d’émission de GES. Des actions d’optimisation sur les portions, la préparation ou la présentation par exemple peuvent contribuer à limiter le gaspillage », souligne l’Ademe qui recommande de varier les repas en alternant les menus végétariens et carnés. L’Agence cite également l’exemple du conseil départemental de l’Isère qui a réduit d’un tiers le gaspillage dans ses 96 collèges, « en calibrant les quantités produites« . Ce qui a permis au département de réaliser une économie d’un million d’euros par an.

L’étude souligne aussi l’importance du type de cuisine : cuisine satellite, livraison froide et chaude (25% des aliments préparés perdus) ou sur place (14%). « En effet, la possibilité de présenter de nouveau un plat les jours suivants en ayant une cuisine sur place et des moyens de stockage, ainsi que la possibilité de travailler en flux tendu permet de limiter les quantités gaspillées par rapport aux quantités préparées ».

Anti gaspi : des obligations réglementaires

Lancé en 2013, le pacte national « Anti gaspi » vise à réduire de moitié le gaspillage alimentaire en France d’ici à 2025. Depuis ce 1er septembre 2016, la loi de transition énergétique d’août 2015 oblige l’Etat et les collectivités à mettre en oeuvre une démarche contre le gaspillage alimentaire dans leurs restaurants collectifs. Un décret, en vigueur depuis le 22 août dernier, impose également aux entreprises d’indiquer dans leur rapport annuel des informations sur leurs initiatives pour réduire ce gaspillage. Ce décret est pris en application de la loi sur la lutte contre le gaspillage alimentaire de février 2016.

Source : http://www.actu-environnement.com/ par Rachida Boughriet