Tunisie-Italie: un partenariat pour développer les cantines scolaires

Le ministre de l’Education, Neji Jalloul, a effectué récemment une visite à la direction de la coopération internationale italienne à Rome.
La délégation tunisienne, conduite par le ministre de l’éducation et la chef du bureau du Programme Alimentaire Mondial, (PAM), en Tunisie, ont rencontré Mme Laura Frighenti, Directrice Exécutive de la Coopération internationale italienne.
Lors de cette rencontre, Neji Jalloul a présenté l’état d’avancement du programme d’implémentation des cantines scolaires. Il a également évoqué les autres domaines que la Tunisie souhaite développer dans le cadre de la coopération Tunisio-Italienne, dont l’enseignement de la langue italienne et la formation des enseignants ainsi que la mise en pratique de l’école numérique.
La chef du Bureau du PAM Tunisie a, quant à elle, indiqué que le PAM compte capitaliser sur cet investissement pour faire le lien entre ces cuisines qui ont été installées et les écoles environnantes pour leur servir des repas chauds nutritifs et équilibrés, avec une composante d’éducation nutritionnelle ainsi qu’ un jardin potager.

Cantines scolaires : pas si facile d’assurer un menu sans OGM

Avoir la certitude de servir un repas complet sans trace d’organismes génétiquement modifiés (OGM) peut relever du parcours du combattant. Pour cette raison, l’association Info’OGM s’est intéressée aux cantines scolaires ayant interdit les produits contenant des OGM. A la mi-septembre, l’organisme de veille sur les OGM, les biotechnologies et les semences a publié son étude sur la mise en pratique de cette déclaration de principe.

L’étude dévoile les nombreuses difficultés auxquelles ces établissements sont confrontés dans l’application de leur choix. Tout d’abord, un manque d’information des gestionnaires de cantine. Ceux-ci ne sont pas toujours au fait de la réglementation sur l’étiquetage des produits avec et sans OGM. Ils ignorent parfois que les aliments en contenant potentiellement sont principalement ceux issus d’animaux qui auraient consommé des OGM. Or, dans ce cas, la règlementation n’oblige pas la mention sur l’emballage d’une possible présence d’OGM dans le produit. C’est donc à un étiquetage partiel et inefficace que de nombreux obstacles sont dus. Le rapport indique que « l’étiquetage prévu par la réglementation française est limité et n’a pas permis un développement des cantines sans OGM« .

Pour permettre un essor de ces menus, l’association émet quelques recommandations. Elles sont inspirées de la filière allemande notamment. Outre-Rhin, un label identique pour tous les produits « sans OGM » est utilisé. Un tel symbole n’est pas imposé en France, ce qui nuit à la bonne connaissance des consommateurs français de leur label « sans OGM ». Une seconde proposition consiste à mettre en place des contrôles autour de la filière « sans OGM » afin de conserver la confiance des clients.

En attendant les réformes structurelles qui faciliteront la tâche des directeurs d’établissements scolaires, les démarches qui permettraient de bannir les OGM des repas servis aux enfants s’inscrivent dans une vision globale. Ainsi, les cantines qui participent à ce type de démarches sont aussi celles qui accordent plus de place aux produits labellisés (bio ou non), locaux et respectant l’équilibre nutritionnel (fruits et légumes frais, de saison, en alternative aux protéines carnées). C’est donc par la combinaison de critères d’achat (alimentation des animaux produite sur l’exploitation, élevage en parcours herbeux sans complément alimentaire à base d’OGM, bêtes nées, élevées et abattues en France…) qu’un service complètement exempt d’OGM peut être assuré.

Source : http://www.actu-environnement.com/