Notre projet :

La cantine 100% bio, écolo, (presque) sans déchet, où des élèves responsables mangent équilibré en choisissant leurs portions.

Depuis quelques années, le bio a fait son apparition dans les cantines de nos enfants. Aujourd’hui, en France, il est présent dans la moitié des établissements scolaires nationaux et continue de se développer.

S’il est en constante progression, de nombreux préjugés et questions subsistent. Comment passer au bio ? Combien cela coûte-t-il ? Faut-il se convertir au tout-bio ? Avec quelles aides ? Le modèle de restauration bio est-il viable pour tous ?

Avec le soutien des acteurs politiques, l’appui de la filière agricole locale, l’implication des parents d’élèves, la sensibilisation progressive des élèves, la mise en place d’actions de communication et la volonté des collectivités locales, tout devient plus simple. Et il n’est jamais trop tard pour commencer…

Pourquoi le bio ?

L’alimentation joue un rôle majeur dans la santé publique, le bien-être et le développement des individus. Il est donc capital de fournir à nos enfants les clefs d’une alimentation saine et responsable. L’agriculture biologique fait partie des réponses.

On dit d’un produit qu’il est bio dès lors qu’il n’a subi aucun effet de produits ou d’engrais chimiques. L’agriculture biologique respecte les équilibres naturels entre plantes et animaux. Concrètement dans notre assiette, les aliments sont plus sains, plus riches et sans trace de pesticides ou de résidus d’engrais.

Bio et locale dans le meilleur des cas, l’objectif minimum est ici d’offrir une restauration de qualité issue d’une agriculture responsable. Donnons le goût des bonnes choses aux adultes de demain.

Proposer des menus bios à prix raisonnable, c’est possible ?

Oui. Et contrairement aux idées reçues, une alimentation bio peut-être aussi moins chère qu’une alimentation industrielle classique. Avec le concours des filières agricoles biologiques locales, et à condition d’une mise en place progressive, il est très simple d’intégrer des aliments à la carte des menus.

A défaut de constituer des menus bio complets immédiatement, vous pouvez ajouter au fur et à mesure les fruits, les légumes, le pain.

Inutile de précipiter les choses. Pour tous les acteurs, une mise en place progressive est préférable. Pour les agriculteurs, les volumes à fournir entrainent des mutations dans leurs méthodes et organisation. Sans ce temps d’adaptation nécessaire, l’offre ne pourra satisfaire la demande dans les meilleures conditions. Mieux vaut prévoir des repas et des commandes régulières, car la production locale ne peut s’adapter aux commandes ponctuelles et soudaines.

La régularité et la pérennité des demandes assurent sa stabilité et son développement. Si vous préférez l’idée d’un repas bio complet mais ponctuel, prévoyez un repas tous les mois, puis toutes les semaines, etc.

Quels acteurs dans cette démarche ?

Nouvelles organisations, nouvelle alimentation, nouveaux menus, nouveaux fournisseurs… Pour tous les acteurs, cette phase de transition doit être accompagnée pour ne pas être pas subie.

Vos fournisseurs principaux, les agriculteurs, sont au centre de cette nouvelle orientation. Il est important de les consulter pour les inciter à passer au bio, et ainsi, accroître l’offre disponible sur le territoire. Ensemble, vous planifiez des délais, vous leur soumettez des commandes et vous maîtrisez mieux les coûts tout en laissant le temps à la filière agricole locale de s’organiser.

Passer au bio induit une prise de conscience collective et la nécessité de changer certaines habitudes. Communiquer et informer sur ce thème est capital. Le personnel éducatif, le personnel de cuisine, les gestionnaires, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes doivent se sentir impliqués dans cette démarche. Réunions d’échanges, animations pédagogiques, formations, tables rondes… Tous les moyens sont bons pour sensibiliser et encourager la prise de conscience.

Qui peut nous aider dans notre démarche ?

La mise en place de repas issus de l’agriculture bio dans les cantines répond à un projet global de la collectivité sur son territoire. Des sources de financements locaux, nationaux et européens existent. Par exemple, le plan régional Agriculture Biologique 2008-2012 apporte une contribution au financement des opérations « repas biologiques » dans les lycées. La région s’engage également dans un programme de formation pour les personnels des cuisines des établissements scolaires et met en place une signalétique dans les restaurants scolaires. Des aides et accompagnements existent. Utilisez-les.

Pour aller plus loin…
www.agencebio.org : Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique
www.andrm.fr :Association nationale des directeurs de la restauration municipale.
www.biogourmand.info : Les recettes bio de Valérie Cupillard.
www.ccc-france.fr : Association de la restauration collective en gestion directe.
www. fnab.org : Fédération nationale d’agriculture biologique.
www.repasbio.org : Site du réseau Fnab dédié à la restauration collective bio (contacts en région).
www.snrc.fr : Syndicat national de la restauration collective (restauration concédée).
www.unplusbio.org : Association accompagnant les structures qui souhaitent introduire la bioen restauration collective.

Comment introduire du bio dans les cantines ?

PLAQUETTE FNAB

Répartition des différentes charges sur le cout global d’un repas collectif. Le cout matière intervient  » seulement » pour 26% du coût global. De nombreux leviers sont dont utilisables  pour l’introduction des aliments bio locaux sans plomber le budget.

La nouvelle plaquettes de la FNAB,   » introduction des produits Bio Locaux en restauration collective  »

Cantines bio
Cantines bio
Cantines bio