Du bio et du local pour les repas de la cantine à Vitré

L’État préconise 20 % de bio d’ici 2020 et encore plus de produits locaux dans les cantines. Où en est-on dans la restauration pour les enfants de Vitré ?

« Aujourd’hui, nous sommes à 18 % de bio et raisonné, affirme Danielle Mathieu, élue de la Ville, chargée de l’éducation et de la restauration. Nous atteindrons les 20 % avant 2020. Le but est de faire encore plus ».

Du champ à l’assiette

« La viande de bœuf est labellisée Bleu-blanc-cœur et le porc est de production française », précise Patrice Huet, le responsable de la cuisine centrale.

Une partie des légumes et des fruits frais arrivent en direct de « du Verger du vieux Presbytère, à Domagné », le Gaec Touchais produit des pommes de table. Depuis 2013, une partie du verger en bio.

Le pain est, quant à lui, un des grands postes d’alimentation des enfants. « Il vient de deux boulangeries vitréennes et, le mardi, c’est du tout bio ».La boulangerie de la ferme du Rozay, Fagots & Froment d’Essé fournit la cuisine centralisée une fois par semaine.« Le pain est un peu plus cher, nous avons aussi des contraintes budgétaires ». Les yaourts sont fabriqués à Montreuil-le-Gast, « que du bio ». Les producteurs se tiennent dans un rayon de 15 km autour de Vitré, « c’est du local ».

Il faut aussi faire avec le budget. Un repas revient à 7,11 €. Il est facturé aux familles entre 1,74 € et 4,40 €.« Pour le moment le bio est un peu plus cher que le conventionnel », argumente Danielle Mathieu. Les 1 000 repas concoctés, par jour, dans la cuisine centrale permettent de faire baisser le coût « grâce à cette quantité, on peut discuter les prix ».

Du bio mais aussi du local

Tous les deux ans, la cuisine lance un appel d’offres : « À chaque fois, nous améliorons le cahier des charges. Notre volonté est d’introduire le bio mais aussi le local, d’avoir des circuits courts », affirme le cuisinier.Une des grandes batailles est de contenter les enfants avec les produits de saison. « La clé de notre démarche, plus on utilise des produits de saison moins c’est cher ».

En ce moment, les enfants mangent des potages aux légumes, des pommes, des choux… « Nous devons adapter. La cuisine distribue des repas de la crèche aux maisons de retraite ».

« Certains enfants ne sont pas habitués à manger sainement. Ils sont parfois réticents aux yaourts avec des morceaux de fruits, au pain plus consistant… » regrette Danielle Mathieu. Dans le cadre du programme Vivons en forme à Vitré, Fabien Linger, le diététicien à la mairie de Vitré, intervient dans les classes en mars et avril. Il propose différents ateliers sur l’éveil sensoriel et l’équilibre alimentaire.

« Grace à lui, les enfants comprennent pourquoi il faut manger différemment. Il éveille leur curiosité et aide à la compréhension du contenu de l’assiette. »

La cuisine va même jusqu’à utiliser des produits bios pour le ménage. « Le bien manger et le bio sont sur la bonne voie », assure l’élue.

Source : http://www.ouest-france.fr/bretagne/ Article de Nicole CONQUER

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